La Scala
13 Boulevard de Strasbourg
75010 Paris
  • Danse
  • Théâtre

Raoul

un spectacle de et avec James Thierrée
  • [Danse]
  • [Théâtre]

Dates

mercredi 6 mars
jeudi 7 mars
samedi 9 mars
dimanche 10 mars
mercredi 13 mars
jeudi 14 mars
vendredi 15 mars
dimanche 17 mars
mardi 19 mars
mercredi 20 mars

Bonjour, bonsoir,

Je voudrais aujourd’hui sur cette page ne pas vous raconter l’histoire de Raoul.
Me permettez-vous ?
J’aimerais plutôt, lorsque le temps viendra, un soir de préférence, vous exprimer mon envie de danser librement, de trembler pour parler, d’abattre les murs, de voler au secours, faire grincer les cordes arides, galoper mes bras et jambes, dormir debout bien allongé, rencontrer les bêtes infréquentables, engueuler la belle musique, libérer l’étoile, gifler mes mauvaises pensées…
BREF, j’aimerais, le moment venu, partager…ce moment venu. Avec vous, simplement.
Êtes vous d’accord ?
Je voudrais ce soir là vous laisser être en ombres, dans vos sièges indépendants, et projeter comme un vent cinglant sur vos visages mon décor fragile (malgré ses airs robustes) ses poulies, ses contrepoids, projecteurs, système de largage, accessoires cabossés et autres textiles amalgamés…
Me suivez vous ?
J’espère observer au travers de votre présence la lente métamorphose de ce prénom qui a pris la tête de mon navire sédentaire sous la forme d’un titre. Ce serait un spectacle où la solitude aurait pour miroir l’abondance et la foule, et où cette foule cacherait au sein des fragments singuliers dont elle est composée des désirs fous de liberté, de rencontre et d’évasion. Tout cela en retour reflété sur un : Raoul.
C’est un peu compliqué j’en conviens…
Il faudra que tout cela se précise dans votre tête un soir, et non dans la mienne, et que ce sentiment précis n’ait pas de nom, afin que vous puissiez lui en inventer un.
Vous êtes toujours là ?
Bon, le rendez-vous est pris, et le moment venu, ni vous ni moi n’en possédera la clef.
C’est l’essentiel.
Car je ne contrôle réellement rien.
Mais réellement rien ne nous contrôle.
Je l’espère…

James Thierrée

Distribution

mise en scène, scénographie et interprétation James Thierrée

costumes et bestiaire Victoria Thierrée
son Thomas Delot
lumières James Thierrée, Bastien Courthieu

interventions scéniques Samuel Dutertre
régie plateau Guillaume Pissembon, Anthony Nicolas
régie lumière Bastien Courthieu
habilleuse accessoiriste Sabine Schlemmer
assistantes à la mise en scène Laetitia Hélin, Sidonie Pigeon
volutes électriques de Matthieu Chedid
extrait Manifeste Tony Gatlif, Delphine Mantoulet
confections et fabrications Victoria Thierrée, Monika Schwartzl, Matthieu Bony, Marie Rossetti, Pierre Jean Verbraeken, Jean Malo, Véronique Grand, Pauline Köcher, Brigitte Brassart , Philippe Welsh
production et diffusion Emmanuelle Taccard

Production

La Compagnie du Hanneton – Junebug

Coproduction

La Coursive – Scène nationale de La Rochelle, Théâtre Royal de Namur, La Comédie de Clermont-Ferrand , Théâtre de la Ville-Paris, barbicanbite09 ( Barbican Theatre Londres) et Crying out Loud, Abbey Theatre Dublin, Maison de la Danse Lyon, Théâtre National de Toulouse

La compagnie du Hanneton est conventionnée par le ministère de la Culture –
DRAC Bourgogne Franche Comté.

Dans les médias

Pour son quatrième spectacle, ce prodige s'essaie au (presque) seul en scène... Soufflant ! L'histoire se fait, se défait. On dit : "oh, ah, encore !" Et à la fin, l'acteur s'en va. La salle est debout, en extase. Courez, courez, courez !

Brigitte Hernandez - Le Point

Son corps est rompu à l'acrobatie, qu'il dépasse pour atteindre, avec sa grâce naturelle, à une beauté d'expression époustouflante, extraordinairement troublante.

Brigitte Salino - Le Monde

Salle comble partout où est passée la troupe, laquelle est littéralement passée partout - évoquent un univers onirique, peuplé d'apparitions fugaces, une aspiration unique à la légèreté.Un vieillard, ce jeune homme charmeur de 35 ans ? Plutôt un ange bondissant, un interprète voltigeur au sourire irrésistible. Mais aussi vin athlète qui prend des risques. "Raoul : deux personnages pour un seul homme. Une prouesse.

Aurélien Ferenczi - Télérama Sortir

Beau et troublant.James Thierrée a été reconnu pour ce qu'il était d'évidence : une star, l'inventeur d'un théâtre onirique, physique et animalier, habité de créatures mirifiques et comme enroulé dans les plis de rêves où chacun retrouve les empêchements et les désirs du quotidien. Alors, Raoul danse. Et c'est merveille.Il réinvente avec ses mains des gestes à la Pina Bausch, affronte la verticalité dure d'un mur, délie peu à peu son corps de l'angoisse, et s'envole, pour finir, au-dessus des rangs des spectateurs, comme un cosmonaute en apesanteur, ivre d'atteindre enfin ce vieux rêve de l'humanité, ce désir inquiet de Raoul : échapper à la pesanteur.

Brigitte Salino - Le Monde

Galerie photo

Biographie

Né en 1974 , James Thierrée plonge dans l’univers du cirque dès sa plus tendre enfance et participe aux spectacles Le Cirque Bonjour, Le Cirque imaginaire puis Le Cirque invisible en y présentant entre autres des numéros d’acrobaties, de trapèze et de bicyclette acrobatique. Parallèlement, il apprend le violon et la danse et s’initie à la magie et au mime. En 1998, James Thierrée fonde sa compagnie, La Compagnie du Hanneton, avec laquelle il met en scène son premier spectacle, La Symphonie du Hanneton dans lequel sont rassemblées les techniques du cirque, du théâtre, de la musique, de la danse et du chant. Ce spectacle rencontre un incroyable succès et fera le tour du monde. Il reçoit le prix Adami en 2005 et obtient quatre Molières en 2006. Plusieurs créations suivront, La Veillée des abysses en 2003, Au revoir parapluie en 2007 (Molière du théâtre en région), Raoul en 2009 et Tabac Rouge (Molière de la création visuelle) en 2012. James Thierrée joue également au théâtre et au cinéma et est dirigé entre autres par Raul Ruiz, Peter Greenaway, Coline Serreau, Tony Gatlif ou Claude Miller. En 2007, il est nommé au César du meilleur espoir masculin pour le film Désaccord parfait. En 2016, il crée La Grenouille avait raison (Molière de la mise en scène) au Théâtre de Carouge. La même année, il tient le rôle de Footit aux côtés d’Omar Sy dans le remarqué Chocolat de Roschdy Zem pour lequel il reçoit le César du meilleur acteur dans un second rôle. En 2018, sur une invitation d’Aurélie Dupont, il crée Frôlons dans les espaces publics de l’Opéra Garnier. Cette même année, il joue le rôle du Duc dans L’Empereur de Paris, de Jean-François Richet.