La Scala
13 Boulevard de Strasbourg
75010 Paris
  • Théâtre

Petit Éloge de la nuit

avec Pierre Richard
texte Ingrid Astier, adaptation et mise en scène Gérald Garutti
  • [Théâtre]

Dates

jeudi 6 juin
vendredi 7 juin
samedi 8 juin
dimanche 9 juin
mardi 11 juin
mercredi 12 juin
jeudi 13 juin
vendredi 14 juin
samedi 15 juin
dimanche 16 juin
mardi 25 juin
mercredi 26 juin
jeudi 27 juin
vendredi 28 juin
samedi 29 juin
dimanche 30 juin

L’écrivaine Ingrid Astier lâche ses romans noirs et s’attaque à la nuit, compose un bréviaire, abécédaire des charmes nocturnes. L’auteur et metteur en scène Gérald Garutti fréquente à Londres les nuits envoûtantes de Shakespeare, Dostoïevski, Edgar Poe, Jamie Cullum. À partir de ce dictionnaire amoureux, il construit un chemin de mots, un écrin à l’acteur Pierre Richard. Il dévoile une autre face de ce Pierrot lunaire, par une échappée imaginaire où scintille la lumière, sculptée par les créateurs Éric Soyer et Renaud Rubiano. C’est un monde fantastique qui s’ouvre, peuplé de démons et de merveilles ; un voyage à l’orée de la nuit. La présence vivante du comédien funambule s’inscrit au cœur du film réalisé par Pierre-Henri Gibert pour le spectacle. Y surgit la grâce féminine d’une danseuse, corps céleste, émouvant et mouvant, Marie-Agnès Gillot, étoile de l’Opéra de Paris, sur des musiques inédites de Laurent Petitgand.

Distribution

texte Ingrid Astier
(et des extraits de textes de Poe, Baudelaire, Maupassant, Desnos, Miller, Neruda, Michaux, Kundera)
adaptation libre et mise en scène Gérald Garutti
avec Pierre Richard

danse filmée Marie-Agnès Gillot
création musicale et sonore Laurent Petitgand
scénographie et lumières Éric Soyer
vidéo Renaud Rubiano
réalisation des films Pierre-Henri Gibert, Pauline Maillet, Gérald Garutti
costume Joël Viala
dramaturgie et assistanat à la réalisation Zelda Bourquin
collaborateurs artistiques Païkan Garutti, Laurent Letrillard
assistanat à la mise en scène Raphaël Joly
régie générale et plateau François Pélaprat
régie lumière Jérôme Delporte
régie son et vidéo Steven Guegan
décor construit par les ateliers du Théâtre de l’Union – Alain Pinochet, Claude Durand

Production

C(h)aracteres

coproduction

Théâtre de l’Union – Centre Dramatique National du Limousin, Théâtre du Crochetan / Monthey (Suisse), Royal Garden, coréalisation la Ferme des Jeux / Vaux-le-Pénil, texte publié aux éditions Gallimard

Dans les médias

Avec une sensualité brumeuse, il [Pierre Richard] nous fait plonger dans les labyrinthes de l'obscurité, des rêves nocturnes et du sommeil, alors que, derrière lui, une danseuse exécute un ballet délicat sous une pluie d'étoiles.

L'Obs - François Forestier, 12 avril 2017

Pierre Richard illumine la scène dans « Petit Éloge de la nuit ». Seul-en-scène intimiste, entre rêverie et poésie, teinté de burlesque. II y est sublime.

Le Parisien - Sylvain Merle, 12 avril 2017

Lunaire, Pierre Richard l'est merveilleusement. Il emporte le public avec poésie et bonheur au milieu des étoiles. Le petit éloge de la nuit est un bijou dans un écrin noir brillant, grâce à cet acteur, des vidéos superbes et une symbiose entre les arts. Seul devant ces images splendides, inventives, surréalistes et oniriques, Pierre Richard médite à voix haute. Ce patchwork textuel composé en partie d'emprunts de-ci de-là à des auteurs, prend sous l'interprétation de Pierre Richard une tonalité particulièrement touchante, au plus près des sensations que favorise la nuit. Tandis que les mots louent le firmament, ce qui imprime à l'ensemble une teinte qui ravit le public, c'est Pierre Richard lui-même, son incroyable présence, sa silhouette et sa démarche familière, son regard tendre et malicieux, sa voix veloutée. La rencontre entre les arts opère magiquement et la puissance nocturne se déploie sous toutes ses facettes.

Artistik rezo - Emilie Darlier-Bournat, 10 mars 2017

Pierre Richard donne toujours le rythme. Et, une fois sur scène, l'homme captive toujours autant. Mais l'humour n'est jamais très loin et le burlesque ne tarde jamais à resurgir.

TF1, 13 avril 2017

Le comédien, embarque les spectateurs pour une évocation poétique de la nuit, loin des rôles burlesques qui ont fait son succès.

France info - Anne Chépeau, 30 mars 2017

Un voyage nocturne aux réflexions tendres, percutantes. La danseuse étoile Marie-Agnès Gillot apporte une grâce supplémentaire à ce bréviaire poétique.

Vivre Paris - Marie Dufour, 15 mars 2017

Petit éloge de la nuit d’Ingrid Astier est l’aventure d’une rêverie, une échappée belle aux teintes de Magritte, une ode à la beauté nocturne. Gérald Garutti agrippe cette main généreuse tendue à tout ce qui en nous déraisonne le jour et résonne la nuit, et invite sur scène les royaumes intérieurs et leurs constellations.

Télérama Sortir

Galerie photo

Biographies

Ingrid Astier

Ingrid Astier vit à Paris. Les débuts ? Dans un merisier en Bourgogne, à inventer des mondes avec son frère, avant de rejoindre la capitale pour entrer à l’École Normale Supérieure et passer l’agrégation de lettres. Puis vient le prix du Jeune Écrivain (Mercure de France, 1999) et des romans dans la Série Noire de Gallimard. En 2006, elle écrit un monologue, Méphistophélès, confessions d’un pauvre diable pour le réalisateur et acteur Damien Odoul qui le met en espace et le joue dans la crypte de Saint-Sulpice, lors du 4e Salon du théâtre et de l’édition théâtrale à Paris. Avec Quai des enfers (2010), récompensé par quatre prix dont le Grand prix Paul Féval de la Société des Gens de Lettres, elle met Paris en Seine et devient la marraine de la Brigade fluviale. Suit Angle mort (2013), prix Calibre 47, un western urbain salué comme la relève du polar français puis Petit éloge de la nuit (Folio Gallimard, 2014), fruit de notes vagabondes, de nuits inspirées, de lectures et de dialogues croisés et Même pas peur (Syros, 2015) un hommage au premier amour et à l’audace des sentiments. Haute Voltige (Gallimard, 2017), un roman noir romantique, fiévreux et épique, campe un Paris aérien et renoue avec la veine du roman d’aventures. Ingrid Astier travaille actuellement sur Ultima ratio, une pièce sur un couple entre fusion et dissolution écrite à la demande de la metteur en scène Karelle Prugnaud, où elle jouera également, aux côtés de Xavier Berlioz et du champion de freerun Simon Nogueira, pour Tous Azimuts et Dieppe Scène Nationale (avril 2017).

Gérald Garutti

Gérald Garutti est metteur en scène, auteur et traducteur. Il travaille en Angleterre et en France. Il étudie les lettres (École Normale Supérieure, agrégation de lettres), les sciences sociales (Sciences Po Paris), la philosophie politique (University of Cambridge) et l’art dramatique (Cours Simon). Il met en scène en anglais : Roberto Zucco de Koltès traduit par Martin Crimp (ADC Theatre, 2003),  Richard III de Shakespeare (ADC Theatre, 2004), The Fall of the House of Usher d’Edgar Poe (Vingtième Théâtre, 2005), Les Liaisons Dangereuses de Christopher Hampton d’après Choderlos de Laclos (Royal Shakespeare Company, 2011), Notes From Underground / Les Carnets du Sous-sol d’après Dostoïevksi avec le comédien anglais Harry Lloyd (The Print Room, Londres, 2014). Il prépare pour l’automne 2017 la mise en scène de Tartuffe à Londres. En français, il compose et dirige de nombreuses adaptations scéniques, dont Le Banquet des démons (L’Athénée, 2007), Mal mais vite (Odéon, 2008), Les Chasseurs d’absolu (France Culture, 2009), Le Dialogue des Carmélites (Brangues, 2010), Le Sens du désir (Odéon, 2010), Correspondance à trois : Rilke-Pasternak-Tsvétaïeva (Printemps des poètes, 2011). Il écrit et met en scène Haïm – à la lumière d’un violon (Salle Gaveau et tournée française de 2012 à 2015, à Londres à la Print Room en 2016). En 2015, il adapte et met en scène Lorenzaccio de Musset avec trente comédiens (Suresnes, Montansier, La Criée). En 2016, il crée Richard III – Loyaulté me lie d’après Shakespeare, qu’il traduit et met en scène avec Jean Lambert-Wild et Lorenzo Malaguerra (L’Aquarium, Théâtre de l’Union, TNG, Le Volcan, La Ferme du Buisson). Il traduit de l’anglais Les Rives d’Utopie de Tom Stoppard (Bourse de la Maison Antoine Vitez) et Le Pouvoir de dire oui de David Hare (France Culture, Chantiers d’Europe, 2011). D’autres langues, il traduit en collaboration Songs de Brecht (La Colline, LEXI/Textes, 2009) et Don Juan – L’Abuseur de Séville de Tirso de Molina (TNP, 2011). Il publie Le Procès : Franz Kafka et Orson Welles (Bréal), Haïm – à la lumière d’un violon (Robert Laffont), Richard III – Loyaulté me lie (éditions Les Solitaires Intempestifs), et des articles, notamment pour La Revue littéraire ; Passages et Frictions, dont « Un rêve de théâtre ». Il prépare un essai, Une autre histoire de l’héroïsme. Ses cycles de conférences, notamment sur l’héroïsme, l’utopie et les figures du pouvoir, sont accessibles sur internet. En 2006, il est dramaturge à la Comédie-Française sur Grief(s) et à La Colline sur L’Autre d’Enzo Cormann. De 2006 à 2011, il est le conseiller littéraire du TNP et le dramaturge de Christian Schiaretti sur une quinzaine de spectacles dont Coriolan (Nanterre, Molière du meilleur spectacle et Prix du Syndicat de la critique), Par-dessus bord (La Colline, Grand Prix du Syndicat de la critique), Philoctète avec Laurent Terzieff (Odéon), Créanciers et Mademoiselle Julie (La Colline), Don Juan et La Célestine (Les Amandiers). Il dirige depuis 2009 le département Théâtre à Sciences Po Paris, depuis 2007 le département Arts et Humanités à l’ENSATT (ex-Rue Blanche), et depuis 2005 la compagnie franco-anglaise C(h)aracteres, en résidence à  La Ferme des Jeux.

Pierre Richard

Après avoir suivi des cours d’Art Dramatique au centre Dullin et chez Jean Vilar, c’est au cabaret, en compagnie de Victor Lanoux, qu’il crée l’image d’un hurluberlu lunaire et distrait qui l’accompagnera toute sa carrière.
Pierre Richard débute au cinéma en 1967 avec un petit rôle dans Alexandre le Bienheureux d’Yves Robert. Il faut attendre 1970 et Le Distrait, qu’il écrit, interprète et réalise lui-même, pour que le comédien connaisse la consécration. Son personnage de gaffeur rencontre un succès immédiat. Après Les Malheurs d’Alfred, Pierre Richard triomphe en 1972 avec Le Grand Blond avec une chaussure noire, réalisé par Yves Robert. Le film connaît une suite deux ans plus tard, intitulée Le Retour du grand blond. Profitant du succès, Pierre Richard devient l’un des piliers de la comédie populaire à la française des années 70 et 80. Il poursuit la mise en scène (Je sais rien mais je dirai tout ; Je suis timide, mais je me soigne), joue pour Claude Zidi (La Moutarde me monte au nez ; La Course à l’échalote), Gérard Oury (La Carapate), Francis Veber (Le Jouet). En 1981, Francis Veber oppose le comédien à Gérard Depardieu dans La Chèvre. Le film est un immense succès, et le duo se reforme à deux reprises sous la direction du même cinéaste pour Les Compères (1983) et Les Fugitifs (1986). Le distrait, le comique malgré lui devient alors plus sensible et poétique. Cette émotion, Pierre Richard l’exalte en interprétant Mangeclous, dans le film de Moshé Mizrahi. Le comique visuel laisse le pas alors à « une espèce de Sganarelle du Verbe ». En 1991, avec On peut toujours rêver, Pierre Richard, à nouveau auteur, réalisateur et interprète, donne toute la mesure de l’évolution de son personnage, sous les traits d’un magnat de l’industrie et de la haute finance. « C’est un rêveur qui aurait vieilli, un clown qui aurait perdu son maquillage. » Idolâtré dans les pays de l’Est, Pierre Richard tourne en 1996 dans une coproduction franco-géorgienne, Les Mille et une recettes du cuisinier amoureux, présentée à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes et qui lui vaut un Prix d’interprétation au festival de Karlovy Vary.
Il continue de jongler entre théâtre et cinéma ; on le retrouve ainsi en 2010 aux cotés de Sylvie Testud dans Le Bonheur de Pierre de Robert Ménard, en 2012 dans Et si on vivait tous ensemble ? de Stéphane Robelin, dans lequel il partage l’affiche avec Jane Fonda et Guy Bedos, alors qu’il continue de tourner son seul en scène Pierre Richard III. En 2017, Pierre Richard est à l’affiche du film Flora63, comédie de Stéphane Robelin.