La Scala
13 Boulevard de Strasbourg
75010 Paris
  • Théâtre

Pierre Richard

Petit Éloge de la nuit
  • [Théâtre]

Dates

mardi 25 juin
mercredi 26 juin
jeudi 27 juin
vendredi 28 juin
samedi 29 juin
dimanche 30 juin

Petit Éloge de la nuit est une échappée belle aux teintes de Magritte, une ode à la beauté nocturne écrite par Ingrid Astier dont les romans noirs ont séduit un vaste public. Pierre Richard nous invite à le rejoindre dans son royaume du for intérieur et des constellations infinies. Intime, innocent, fraternel, un spectacle bouleversant.

Distribution

d’après le texte d’Ingrid Astier
ainsi que des œuvres de Robert Desnos, Milan Kundera, Henri Michaux, Pablo Neruda (traduction Claude Couffon) © éditions Gallimard ; Jules Barbey d’Aurevilly, Charles Baudelaire, Guy de Maupassant et Edgar Allan Poe
adaptation libre et mise en scène Gérald Garutti
avec Pierre Richard

danse filmée Marie-Agnès Gillot
création musicale et sonore Laurent Petitgand
scénographie et lumières Éric Soyer
création vidéo Renaud Rubiano
réalisation des films Pierre-Henri Gibert, Pauline Maillet, Gérald Garutti
costume Joël Viala, Maurice Renoma
dramaturgie et assistanat à la réalisation Zelda Bourquin
collaborateurs artistiques Païkan Garutti, Laurent Letrillard
assistanat à la mise en scène Raphaël Sarlin-Joly
régie générale et plateau François Pélaprat
régie lumière Jérôme Delporte
régie son et vidéo Steven Guegan, Anthony Baudron
décor construit par les ateliers du Théâtre de l’Union – Alain Pinochet, Claude Durand

Production

Characteres

coproduction

Théâtre de l’Union – Centre Dramatique National du Limousin, Théâtre du Crochetan / Monthey (Suisse), Royal Garden, coréalisation la Ferme des Jeux / Vaux-le-Pénil, texte publié aux éditions Gallimard

Avec le soutien de

Dans les médias

Au long d'une déambulation délicatement orchestrée par Gérald Garutti, le comédien Pierre Richard se repaît avec aisance et gourmandise des charmes d'aventures nocturnes, plus poétiques que celles des jours. Des lumières d'Eric Soyer aux images de Ranaud Rubiano, tout y est soupesé avec une infinie délicatesse qui donne au spectacle une densité poétique attractive dès le premier regard. Sans totalement le départir de cet air malicieux, de cette propension comique qui, si elle fait la joie du public, frotte parfois avec l'environnement scénique et la matière textuelle à forte teneur poétique, Gérald Garutti lui [Pierre Richard] offre un autre visage, celui d'un Pierrot lunaire.

LesEchos.fr - Vincent Bouquet, 10 juin 2019

Une parenthèse enchantée, poétique, drôle et surréaliste mise en scène par Gérald Garutti dans laquelle le « Pierrot solaire », comme il dit, se fait lunaire, comme il est.

Le Parisien - Sylvain Merle, 5 juin 2019

Une formidable rêverie poétique, loin des rôles burlesques qui ont fait le succès du "Grand blond", et qui va surprendre ses admirateurs. Intime, innocent, fraternel, un spectacle bouleversant.

RTL - Germain Sastre, 27 mai 2019

Une errance nocturne, une douce rêverie pétillante que Pierre Richard campe avec sa grande stature, ses bras désarticulés et son adorable tignasse blanche. Quel bonheur de le retrouver dans cette reprise du spectacle monté en 2017 et mis en scène par Gérald Garutti ! Un seul en scène captivant.

Le Point - Olivier Ubertalli et Brigitte Hernandez, 10 mai 2019

Avec une sensualité brumeuse, il [Pierre Richard] nous fait plonger dans les labyrinthes de l'obscurité, des rêves nocturnes et du sommeil, alors que, derrière lui, une danseuse exécute un ballet délicat sous une pluie d'étoiles.

L'Obs - François Forestier, 12 avril 2017

Pierre Richard illumine la scène dans « Petit Éloge de la nuit ». Seul-en-scène intimiste, entre rêverie et poésie, teinté de burlesque. II y est sublime.

Le Parisien - Sylvain Merle, 12 avril 2017

Lunaire, Pierre Richard l'est merveilleusement. Il emporte le public avec poésie et bonheur au milieu des étoiles. Le petit éloge de la nuit est un bijou dans un écrin noir brillant, grâce à cet acteur, des vidéos superbes et une symbiose entre les arts. Seul devant ces images splendides, inventives, surréalistes et oniriques, Pierre Richard médite à voix haute. Ce patchwork textuel composé en partie d'emprunts de-ci de-là à des auteurs, prend sous l'interprétation de Pierre Richard une tonalité particulièrement touchante, au plus près des sensations que favorise la nuit. Tandis que les mots louent le firmament, ce qui imprime à l'ensemble une teinte qui ravit le public, c'est Pierre Richard lui-même, son incroyable présence, sa silhouette et sa démarche familière, son regard tendre et malicieux, sa voix veloutée. La rencontre entre les arts opère magiquement et la puissance nocturne se déploie sous toutes ses facettes.

Artistik rezo - Emilie Darlier-Bournat, 10 mars 2017

Pierre Richard donne toujours le rythme. Et, une fois sur scène, l'homme captive toujours autant. Mais l'humour n'est jamais très loin et le burlesque ne tarde jamais à resurgir.

TF1, 13 avril 2017

Le comédien, embarque les spectateurs pour une évocation poétique de la nuit, loin des rôles burlesques qui ont fait son succès.

France info - Anne Chépeau, 30 mars 2017

Un voyage nocturne aux réflexions tendres, percutantes. La danseuse étoile Marie-Agnès Gillot apporte une grâce supplémentaire à ce bréviaire poétique.

Vivre Paris - Marie Dufour, 15 mars 2017

"Petit éloge de la nuit" d’Ingrid Astier est l’aventure d’une rêverie, une échappée belle aux teintes de Magritte, une ode à la beauté nocturne. Gérald Garutti agrippe cette main généreuse tendue à tout ce qui en nous déraisonne le jour et résonne la nuit, et invite sur scène les royaumes intérieurs et leurs constellations.

Télérama Sortir

Un travail considérable, des talents fous dans tous les sens, une envie commune de séduire, faire du bien sont partout, aucun doute et merci mille fois.

Un fauteuil pour l'Orchestre - Nicolas Brizault, 9 juin 2019

L’univers plein de majesté imaginé par Gérald Garutti devient un écrin que le talent du comédien [Pierre Richard] honore en livrant de son intime. L’éternel distrait nous rappelle parfois par une clownerie sensible sa puissance comique. Ainsi, dans une mise en scène admirable, l’artiste nous offre des textes savoureux. En transparence pointe une nostalgie heureuse et une générosité que le public accueille avec émotion. L’événement se constitue dans la qualité du spectacle autant que dans cet accueil riche d’un lien ancien.

Toutelaculture.com - David Rofé-Sarfati, 10 juin 2019

Galerie photo

Biographies

Ingrid Astier

Écrivain au tempérament insulaire (Yeu, Irlande, Polynésie), Ingrid Astier est normalienne et agrégée de lettres. Son désir de fiction et son goût pour les péripéties sont liés à son enfance au sein de la nature, en Bourgogne, où se mêlent contemplation et action. Elle débute avec le Prix du jeune écrivain (1999) puis choisit le roman noir, qui lui permet de se pencher sans réserve sur l’être humain. La Vague (Les Arènes, 2019) est son cinquième roman. En 2010, Ingrid Astier a reçu le Grand prix Paul Féval de la Société des gens de lettres pour son premier roman, Quai des enfers. Depuis, tous ses romans ont été primés. Petit éloge de la nuit (2014) a été adapté par Gérald Garutti et joué au Théâtre du Rond-Point avec Pierre Richard. Elle aime parcourir le globe et bâtir des mondes en immersion. Marraine de la Brigade fluviale de Paris, elle a plongé dans la vague de Teahupo’o, à Tahiti, pour écrire La Vague. En mars 2019, aux côtés de Pierre Richard, elle met en scène la troupe de Madame Arthur autour des Rita Mitsouko.

Gérald Garutti

Homme de théâtre et auteur, Gérald Garutti travaille en France et en Angleterre. Il est l’un des seuls metteurs en scène français à créer des spectacles à Londres. Passionné par les grands textes, en mise en scène, dramaturgie, adaptation et/ou traduction, il a réalisé une quarantaine de spectacles sur des œuvres de Shakespeare, Rojas, Molière, Laclos, Poe, Musset, Dostoïevski, Ibsen, Strindberg, Claudel, Mallarmé, Rimbaud, Péguy, Zweig, Rilke, Tsvétaïeva, Pirandello, Bernanos, Brecht, Bergman, Koltès, Vinaver, Siméon, Hare, Hampton et Stoppard. Il a travaillé en Angleterre à la Royal Shakespeare Company, au Theatre Royal Haymarket, à l’ADC Theatre et à The Print Room ; en France, à la Comédie-Française, au Théâtre National de la Colline, à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, au Théâtre Nanterre-Amandiers, au Théâtre National Populaire, à La Criée, au Théâtre de l’Union, au Théâtre Jean Vilar à Suresnes, au Théâtre Montansier et au Théâtre de l’Aquarium. Gérald Garutti a notamment dirigé en français Xavier Gallais, Anouk Grinberg, Stanislas Roquette, Philippe Morier-Genoud, Élie Triffault, Pierre Richard, Natacha Régnier, Annick Le Goff, Mélanie Doutey, Jean-Claude Dreyfus, Xavier Legrand, Olivier Constant, André Marcon ; en anglais Harry Lloyd, Paul Anderson, George Blagden, Rachael Stirling, Georgina Rich, Una Stubbs, Ray Clouthard, Sam Yates. En anglais, ses mises en scène comptent Roberto Zucco (2003), Richard III (2004), The Fall of the House of Usher (2005), Les Liaisons Dangereuses (Royal Shakespeare Company, 2011) et Notes From Underground (Print Room, 2014). En français, il a récemment mis en scène Haïm – à la lumière d’un violon (TOP, 2013), Lorenzaccio avec trente comédiens (Suresnes, La Criée, 2015), en collaboration Richard III – Loyaulté me lie (L’Aquarium, Ferme du Buisson, 2016), et Petit éloge de la nuit (Théâtre du Rond-Point, 2017). En bilingue français-anglais, il a créé Tartuffe à Londres (Theatre Royal Haymarket, 2018). Gérald Garutti a écrit et adapté une vingtaine de textes pour la scène. Sa pièce Haïm – à la lumière d’un violon est publiée chez Robert Laffont (2015). Il a traduit Shakespeare (Richard III, Les Solitaires Intempestifs, 2016), David Hare (Le Pouvoir de dire oui, France Culture et Théâtre de la Ville, 2011) et Tom Stoppard (Les Rives d’Utopie, bourse de la Maison Antoine Vitez, 2009 ; Rosencrantz et Guildenstern sont morts, Presses Universitaires du Mirail, 2017). De 2006 à 2011, il est dramaturge du TNP sur quinze spectacles, dont Coriolan (Molière du meilleur spectacle et Prix du Syndicat de la critique, 2008), Par-dessus bord (Grand Prix du Syndicat de la critique, 2009) et Philoctète (Molière du meilleur comédien pour Laurent Terzieff, 2010). Il dirige la compagnie franco-anglaise Characteres, en résidence à la Ferme des Jeux depuis 2013, avec le soutien de la Ville de Vaux-le-Pénil, du Département de Seine-et-Marne et de la Région Île-de-France. Après avoir enseigné à l’Université de Cambridge et à l’Ensatt, il est maître de conférences à Sciences Po. Normalien agrégé de lettres, diplômé de Sciences Po et de Cambridge en philosophie politique, il est docteur ès lettres, auteur d’une thèse en littérature et philosophie sur « Artaud et Brecht, la Révolution infinie ».

Pierre Richard

Après avoir suivi des cours d’art dramatique au centre Dullin et chez Jean Vilar, c’est au cabaret, en compagnie de Victor Lanoux, qu’il crée l’image d’un hurluberlu lunaire et distrait qui l’accompagnera toute sa carrière. Pierre Richard débute au cinéma en 1967 avec un petit rôle dans Alexandre le Bienheureux d’Yves Robert. Il faut attendre 1970 et Le Distrait, qu’il écrit, interprète et réalise lui-même, pour que le comédien connaisse la consécration. Son personnage de gaffeur rencontre un succès immédiat. Après Les Malheurs d’Alfred, Pierre Richard triomphe en 1972 avec Le Grand Blond avec une chaussure noire, réalisé par Yves Robert. Le film connaît une suite deux ans plus tard, intitulée Le Retour du grand blond. Profitant du succès, Pierre Richard devient l’un des piliers de la comédie populaire à la française des années 1970 et 1980. Il poursuit la mise en scène (Je sais rien mais je dirai tout ; Je suis timide, mais je me soigne), joue pour Claude Zidi (La Moutarde me monte au nez  ; La Course à l’échalote), Gérard Oury (La Carapate), Francis Veber (Le Jouet). En 1981, Francis Veber oppose le comédien à Gérard Depardieu dans La Chèvre. Le film est un immense succès, et le duo se reforme à deux reprises sous la direction du même cinéaste pour Les Compères (1983) et Les Fugitifs (1986). Le distrait, le comique malgré lui devient alors plus sensible et poétique. Cette émotion, Pierre Richard l’exalte en interprétant Mangeclous, dans le film de Moshé Mizrahi. Le comique visuel laisse le pas alors à « une espèce de Sganarelle du Verbe ». Idolâtré dans les pays de l’Est, Pierre Richard tourne en 1996 dans une coproduction franco-géorgienne, Les Mille et une recettes du cuisinier amoureux, présentée à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes et qui lui vaut un Prix d’interprétation au Festival de Karlovy Vary. Il continue de jongler entre théâtre et cinéma ; on le retrouve ainsi en 2010 aux cotés de Sylvie Testud dans Le Bonheur de Pierre de Robert Ménard, en 2012 dans Et si on vivait tous ensemble ? de Stéphane Robelin, dans lequel il partage l’affiche avec Jane Fonda et Guy Bedos, alors qu’il continue de tourner son seul en scène Pierre Richard III. Plus récemment, il est apparu dans le burlesque Paris Pieds nus d’Abel et Gordon, et dans les comédies Mme Mills, une voisine si parfaite (Sophie Marceau), La Ch’tite Famille (Dany Boon) et Les Vieux Fourneaux (Christophe Duthuron).