La Scala
13 Boulevard de Strasbourg
75010 Paris
  • Musique

Les Métanuits

avec Roberto Negro, Emile Parisien et le Quatuor Béla
  • [Jazz]

Le pianiste Roberto Negro et le saxophoniste Emile Parisien partagent une passion commune pour la musique du XXe siècle. De cette passion sont nées « Les Métanuits », duo ludique et virtuose qui mêle les arrangements et improvisations autour du Quatuor à cordes de Ligeti. Pour ce concert exceptionnel, ils ont invité le Quatuor Béla à les rejoindre. Avec cette bande-là, on sait – un peu – comment ça commence mais bien malin qui pourrait dire comment cela finira sur la scène de La Scala Paris. Il faudra donc y être !

Distribution

piano Roberto Negro
saxophone Emile Parisien

Quatuor Béla

Production

HarrisonParrott France

Coproduction

Centre International des Musiques Nomades, Le Triton, l’Abbaye de Noirlac, Merci pour le poisson

Avec l’aide à l’écriture d’une œuvre musicale originale du ministère de la Culture

Avec le soutien de

Mécène principal de la saison musicale de La Scala Paris

Galerie photo

Programme

adaptation malicieuse pour piano et saxophone des Métamorphoses nocturnes, premier Quatuor à cordes, de Giörgy Ligeti

Biographies

Roberto Negro

Né à Turin de parents italiens, c’est à Kinshasa, au Zaïre, dans un milieu francophone, que Roberto Negro a grandi et fait ses premières expériences musicales. Diplômé en jazz au CRR de Chambéry, il débarque à Paris en 2008 et prend quelques cours avec Marc Ducret, Denis Badault, Benoit Delbecq puis s’inscrit une année au Centre de musique Didier Lockwood où il obtient un Prix de Composition. Multipliant les collaborations interdisciplinaires, Roberto Negro flirte avec le théâtre, la poésie ou encore la chanson théâtrale, avec le trio BUFFLE! dans lequel il coécrit et joue avec Xavier Machault et Pierre Dodet. Il participe surtout en 2011 à la création du collectif de musiciens « TRICOLLECTIF » qui dés lors constituera le cadre de la majeure partie de ses créations. Il fonde le quartet La Scala avec Théo Ceccaldi au violon, Valentin Ceccaldi au violoncelle et Adrien Chennebault à la batterie, tous membres du collectif, puis en 2012, il compose Loving Suite pour Birdy So, sorte d’opéra miniature pour quintet à cordes et chant, avec Élise Caron, développant aux confins de la chanson, de la musique improvisée et de la tradition classique resongée, délicieuse variation cinématique autour du sentiment amoureux… Plus que jamais avide de rencontres et d’expérimentations idiomatiques transgenres, Roberto Negro mène de front aujourd’hui une multitude de projets. Son tout nouveau trio Dadada, avec Emile Parisien et Michele Rabbia, enregistre en 2017 pour Label Bleu. Citons aussi Garibaldi Plop, avec Sylvain Darrifourcq et Valentin Ceccaldi, le quartet Kimono avec Christophe Monniot ; son duo avec Emile Parisien Les Métanuits – adaptation malicieuse pour saxophone et piano du premier quatuor à cordes de György Ligeti ; son duo avec Théo Ceccaldi intitulé Danse de Salon. Il collabore depuis deux ans avec la compagnie théâtrale Les Veilleurs portée par la metteuse en scène Émilie Le Roux. Son jeu polyvalent le porte à s’exprimer aux côtés de divers musiciens tels que Michel Portal, Louis Sclavis, Daniel Humair, Laurent Dehors, Franck Vaillant, Andy Emler, Joce Mienniel, David Enhco, Luis Vicente ou encore Nicolas Crosse et Éric-Maria Couturier de l’Ensemble Inter-Contemporain. En 2016, il est l’un des artistes « révélations » de Jazz magazine.

Emile Parisien

Emile Parisien est né en 1982. À partir de 1993, il fait partie de la première promotion du collège « Jazz » de Marciac, où il fait l’apprentissage de la musique auprès de musiciens confirmés comme Pierre Boussaguet, Guy Laffitte et Tonton Salut. Au cours de ces années, il a la chance de côtoyer de grandes figures du jazz : Wynton Marsalis, Chris Mc Bride, Johnny Griffin ou Bobby Hutcherson lui donnent l’occasion de se produire auprès d’eux au festival de Marciac. À partir de 1996, il approfondit cet enseignement au Conservatoire de Toulouse, où il étudie la musique classique et contemporaine, avec notamment Philippe Lecoq. En 2000, Emile Parisien s’installe à Paris. Depuis, il se produit en France et à l’étranger avec, entre autres, Daniel Humair, Michel Portal, Jean-Paul Celea, Jacky Terrasson, Claude Tchamitchian, Yaron Herman, Gueorgui Kornazov, Rémi Vignolo, Manu Codjia, Hervé Sellin, Christophe Wallemme, Paco Sery, Eric Serra, le Syndicate (Hommage à Joe Zawinul), Michael Wollny, Roberto Negro, Louis Sclavis, Jeff Mills …

En 2004, il participe à la création du spectacle HIP 11, mêlant jazz et danse hip-hop. Cette même année, il affirme son identité artistique en fondant avec Julien Touery (p), Sylvain Darrifourcq (d) et Ivan Gélugne (b), Emile Parisien Quartet. Inspiré par les compositeurs du XXe siècle comme par John Coltrane, Wayne Shorter ou Ornette Coleman, ce quartet donne un caractère expressionniste à sa musique, où prime l’improvisation. Repoussant les limites du concret, le groupe atteint grâce à la complicité des musiciens une expression très personnelle et résolument moderne. C’est au sein du quartet de Daniel Humair que Vincent Peirani et Emile Parisien se rencontrent, ils ouvrent ensemble pour la première fois une nouvelle page musicale en duo au festival A Vaulx Jazz en 2013.

Depuis, outre le duo qui rencontre un immense succès en France mais aussi hors hexagone, ils ne se sont plus quittés. Multipliant les collaborations tant dans les formations de Vincent Peirani que dans celles d’Emile, ils se retrouvent en particulier dans le nouveau quintet du saxophoniste Sfumato. En octobre 2016, le très attendu album Sfumato voit le jour. Après un premier concert en 2015 à Marciac, le quintet est mûr pour enregistrer avec un casting impressionnant : Joachim Kühn au piano, Manu Codjia guitare, Simon Tailleu contrebasse et Mario Costa batterie. Sans oublier deux invités de rêve, Michel Portal et bien entendu Vincent Peirani. La presse européenne réserve un accueil de premier choix à ce disque, des 5 étoiles du Guardian au Choc Jazz Magazine en passant par la critique italienne ou suédoise ; confirmant ainsi la grande vitalité du jazz français en général et la force de la musique d’Emile Parisien en particulier.