Grande salle
13 Boulevard de Strasbourg 75010 Paris
  • Musique

Aux Armes, Contemporains ! #2 Le Papillon Noir

Aux Armes Contemporains !
Privilège Mélomane
  • [Musique contemporaine]
  • [Opéra]

Dates

vendredi 8 octobre Grande salle

Une femme rentre chez elle. Elle se met à l’aise, se sert un verre à boire, se prépare à manger. Bientôt, son discours, comme un flux de pensée, révèle des failles d’où jaillissent des images, des souvenirs : moments heureux et deuils, idées noires et instants de jouissance, érotismes et émotions. Elle se rend compte, et le public avec elle, qu’elle est sous le choc : elle vient d’avoir un accident de voiture… et nous la suivons jusqu’au seuil de la mort, faisant l’expérience de ce que l’on pourrait appeler une « hiérophanie » : la manifestation du transcendant dans un phénomène de notre cosmos.

Yann Robin et Yannick Haenel, avec la complicité d’Arthur Nauzyciel, ont imaginé là un monodrame unique en son genre, un objet opératique non identifié avec 27 artistes sur scène. Incarnant la jeune femme, Élise Chauvin est actrice-chanteuse, sa voix est un souffle lancinant et haletant. Le chant est le royaume du Chœur qui, complété par l’ensemble et l’électronique, fait office de guide vers la mort, en s’appuyant sur le Livre Tibétain des Morts, le Bardo Thöd(r)ol qui signifie « le grand guide par l’écoute dans les états intermédiaires ».

Une œuvre qui ausculte la densité charnelle des souvenirs et des émotions.

Distribution

Yann Robin – musique
Yannick Haenel – texte
Arthur Nauzyciel – mise en espace
Elise Chauvin – actrice-chanteuse
Ensemble Multilatérale
Les Métaboles
Léo Warynski – direction
Charles Bascou
GRAME centre national de création musicale, réalisation informatique musicale

Galerie photo

Production

Ensemble Multilatérale
Co-production Les Métaboles, Grame – Centre national de création musicale, Théâtre de La Renaissance-Oullins Lyon Métropole, GMEM – centre de création musicale, Théâtre National de Bretagne

Avec le soutien de

La Ville de Lyon
La Fondation Ernst Von Siemens pour la musique
Le Fonds de Création Lyrique et Copie Privée

Partenariat

logo France musique

Biograhies

Ensemble Multilatéral

Après bientôt 15 ans d’existence, l’Ensemble impose pleinement cette « multilatéralité » qui le caractérise, chère à son directeur artistique Yann Robin. Très attaché à diffuser le répertoire d’ensemble et à défendre des esthétiques variées, Multilatérale a également à cœur d’embrasser d’autres champs artistiques (théâtre musical, danse, arts numériques, littérature, cinéma …). L’arrivée en 2013 de Léo Warynski en tant que directeur musical offre une dimension nouvelle et originale au projet en permettant des collaborations régulières avec l’Ensemble vocal Les Métaboles dont il est également le directeur musical. Cette ouverture artistique doublée d’une équipe de musiciens d’excellence, curieux et engagés offrent un espace d’expression et d’expérimentation idéal pour les créateurs, donnant naissance à des projets innovants, toujours plus audacieux, avec des partenaires tels que l’Ircam, Le Fresnoy Centre national des arts contemporains, le GMEM, Centre national de création musicale de Marseille, la Muse en circuit ou l’ExperimentalStudio SWR Freibourg. C’est ainsi que Multilatérale s’est progressivement imposé comme un acteur majeur de la création musicale française, se produisant dans des festivals tels Manifeste, Présences, Musica, Les musiques ainsi qu’à l’Opéra de Nîmes, l’Opéra de Nancy, le Théâtre de Caen, le T2G, la scène nationale de Saint-Quentin-en-Yvelines … Multilatérale a également développé sa présence à l’international en étant notamment invité par les Festivals Cervantino (Mexique), Controtempo (Rome), la Biennale de Venise, Archipel (Genève), X-Tract (Berlin), Sinkro (Espagne), Sound ways (Saint Petersbourg) et a noué une relation privilégiée avec l’Asie du Sud Est (Thaïlande, Singapour, Indonésie) au travers de trois tournées en 2016, 2017 et 2018. Soucieux d’accompagner l’émergence de jeunes compositeurs, Multilatérale a toujours porté une attention particulière à la transmission. L’Ensemble a ainsi collaboré avec de nombreuses classes de composition dont celles du CNSMDP et du Conservatoire de Gennevilliers ainsi qu’avec des académies de composition (Sermoneta, Barga, Royaumont). Après avoir initié et piloté l’Université d’Altitude durant 3 ans, Multilatérale impulse cette année une nouvelle Université de composition à dimension internationale ARCO (Art, Research and Creation Opus 2019), en partenariat avec Les Métaboles, le Quatuor Tana, le GMEM et le Mozarteum, Université de musique de Salzbourg. Cette première édition se tiendra en juillet 2019 à Marseille et accueillera 12 jeunes compositeurs du monde entier.  La saison 2019-20 sera marquée entre autres par la reprise de Le Papillon Noir, opéra de Yann Robin (livret : Yannick Haenel, mise en espace : Arthur Nauzyciel) à la Biennale Musiques en scène (Grame), la reprise de Symétriades – Extension de Yann Robin en partenariat avec le Fresnoy, la création d’Enfances de Karl Naegelen, sur un texte d’Elise Caron, la parution du CD J’Ouïs (Murail, Robin, Grisey, Romitelli, Bedrossian) et le projet Voix de femmes initié dans le cadre de sa résidence à Gennevilliers, qui réunira des femmes de Gennevilliers, des musiciens de Multilatérale et la compositrice Diana Soh. L’Ensemble Multilatérale reçoit le soutien de la DRAC Ile-de-France au titre des Ensembles conventionnés et de la résidence territoriale ainsi que celui du Conseil régional d’Ile-de-France. Il bénéficie également de l’aide de la SACEM pour l’ensemble de ses activités, ainsi que celle de la Spedidam.

 

Yann Robin

Yann Robin débute ses études musicales à Aix-en-Provence. Il entre par la suite dans la classe de jazz du CNR de Marseille et intègre parallèlement la classe de composition de Georges Bœuf. Au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris il obtient ses prix de composition dans la classe de Frédéric Durieux et d’analyse dans celle de Michaël Levinas. Il devient boursier de la Fondation Meyer, reçoit un prix de l’Académie des Beaux-Arts ainsi que de la Fondation Salabert ; en 2011 la Sacem lui décerne le Grand Prix de la Musique Symphonique. De 2006 à 2008 il suit les deux années de cursus informatique de l’Ircam. Il travail en étroite collaboration avec de nombreux solistes comme Alain Billard pour lequel il écrit un cycle, Art of Metal I, II&III, autour de la clarinette contrebasse métal. De cette collaboration naît à l’automne 2012 un disque monographique Vulcano / Art of Metal qui sort sous le Label Kairos dans la collection Sirènes avec l’Ircam et l’Ensemble intercontemporain sous la direction de Susanna Mälkki ; ce disque obtient successivement un Diapason d’Or, le Preis der Deutschen Schallplattenkritik ainsi qu’un Coup de Cœur de l’Académie Charles Cros. Ils poursuit ces collaborations à travers plusieurs cycles, tout d’abord pour la contrebasse avec Nicolas Crosse, ainsi que pour le violoncelle avec Eric-Maria Couturier, mais encore pour quatuor à cordes avec le Quatuor Tana. Sa musique est aussi bien jouée en France qu’à l’étranger dans des salles comme le Muziekgebouw, le KKL, le Lincoln Center ou le Metropolitan Museum of Art de New York, le Konzerthaus de Vienne, le Benaroya Hall, La Casa da Musica, le Wigmore Hall ou le Barbican ainsi que dans des festivals comme Manifeste, Donaueschingen, Musica, Aix-en-Provence, Biennale de Venise, Présences, Gaudeamus, Lucern Festival, Darmstadt… Il collabore et reçoit des commandes de nombreux ensembles et orchestres comme l’Ensemble intercontemporain, le Klangforum de Vienne, l’Ensemble Moderne ou bien l’Orchestre Philharmonique de Radio France, le Seattle Symphony, le New York Philharmonic Orchestra, le SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg… Il travaille avec des chefs comme Susanna Mälkki, Alan Gilbert, Matthias Pintscher, François-Xavier Roth, Ludovic Morlot, Laurence Équilbey, Pierre-André Valade, Peter Rundel, Daniel Kawka, Alejo Pérez, Jean Deroyer, Bruno Mantovani, Pascal Rophé, Emilio Pomarico… Parmi ses futurs et principaux projets figurent l’écriture d’un opéra, Papillon Noir,  sur un livret de Yannick Haenel et une mise en scène d’Arthur Nauzyciel, un concerto pour contrebasse, ensemble et électronique, Triades, avec Nicolas Crosse, l’Ensemble intercontemporain et l’Ircam qui viendra ponctuer son cycle autour de la contrebasse, mais aussi Monumenta II&III pour piano, choeur et orchestre, ainsi qu’un concerto pour quatuor à cordes et orchestre avec le Quatuor Tana et l’Orchestre de la Suisse Romande. L’enseignement et la transmission font également partie de son activité ; il est fréquemment invité à donner des conférences, à enseigner dans des académies de composition mais il est aussi sollicité pour des master class dans des classes de compositions. À partir de 2016 il est professeur invité au Studio National d’Arts Contemporains, le Fresnoy. Il est co-fondateur de l’Université d’Altitude qui a vu sa première édition en juillet 2016 à Saint Martin Vésubie. À partir de 2019 il sera compositeur en résidence avec l’Orchestre de la Suisse Romande. De 2014 à 2017 il est compositeur en résidence avec l’Orchestre National de Lille. De 2008 à 2009, il participe, en tant que compositeur en recherche à l’Ircam, aux travaux en cours autour du programme Omax. De 2009 à 2010, il est pensionnaire de l’Académie de France à Rome, Villa Médicis où il initie un nouveau festival, le Festival Controtempo dont il a assuré la programmation durant six années.   En 2005, il fonde l’Ensemble Multilatérale et en devient le directeur artistique. Sa musique est publiée aux Éditions Jobert.

Elise Chauvin

Elise Chauvin débute le chant à l’âge de dix ans en intégrant la Maîtrise de Paris dirigée par Patrick Marco au CRR de Paris. Après des études de philosophie à l’université Paris 8, elle rejoint en 2006 la classe de Peggy Bouveret à l’École Normale de Musique de Paris et y obtient un Diplôme Supérieur d’Exécution soutenu par la Fondation Zaleski qui encourage son talent. Dés sa sortie, Elise Chauvin est engagée comme soliste dans de nombreuses productions, ce qui lui permet d’acquérir très vite une expérience scénique et un grand professionnalisme. Elle va tour à tour interpréter les rôles de Noémie dans le Cendrillon de Massenet à l’Opéra de Massy, de Pauline dans La Vie Parisienne d’Offenbach avec le Collectif Lyrique, de Despina dans Cosi Fan Tutte et de Susanna dans Le Nozze di Figaro de Mozart avec l’orchestre de Massy… Mais la singularité d’Elise Chauvin, c’est son éclectisme et sa grande ouverture musicale, ce lui permet d’interpréter des rôles très variés. Ainsi, membre de l’ensemble le Balcon, elle interprète les rôles de Jury dans Examen de Karlheinz Stockhausen, de Femme I dans L’Enfer Musicale d’Alejandra Pizarnik de Marco Suarez, de Echo dans Ariadne auf Naxos de Richard Strauss, de Femme/ Fille/ Voleuse dans le Balcon de Peter Eötvös, de Rita Garcia dans Avenida de los Incas 3618 de Fernando Fiszbein, de La sœur de Grego dans La Métamorphose de Michael Levinas … En 2011 elle intègre le Nouveau Studio de l’Opéra de Lyon dirigé par Jean-Paul Fouchecourt. Dans ce cadre, elle chante les rôles de Sophie dans Werther de Massenet à l’Opéra de Lyon (doublure d’Anne Catherine Gillet), de Sacha dans Vous qui savez…ou ce qu’est l’amour… (Pièce autour de l’œuvre de Mozart) au Théâtre de la Renaissance, de la Chouette et de la Pastourelle dans l’Enfant et les Sortilèges de Ravel (Opéra de Lyon). L’enthousiasme d’Elise pour le répertoire contemporain l’amène à participer avec succès à de nombreux concerts tels que la création mondiale d’Espèces d’Espaces de Philippe Hurel au Théâtre de la Renaissance, Il giardino di Sara de Salvatore Sciarrino avec l’ensemble 2E2M à la Villa Medicis, Arboretum : of myths and trees, création mondiale de Diana Soh (Festival Manifeste de l’IRCAM), Cantus de Philippe Hurel avec l’ensemble Court-Circuit (Festival Novelum), En écho de Philippe Manoury, Chansons pour le corps de Luc Ferrari avec l’ensemble l’Itinéraire (Festival Extension de la Muse en Circuit), Garras de Oro de Juan Pablo Carreño, Lenore de Franz Liszt/ Michael Levinas (Festival Paris Quartier d’Été), L’Ailleurs de l’Autre de Geoffroy Jourdain (Péniche Opéra et Festival Métis de Saint Denis), Le livre de Job de Michel Tabachnik avec l’Orchestre Philarmonique de Bruxelles (Cité de la Musique de Paris). … Repérée en 2010 par Alexis Forestier pour son exceptionnelle présence scénique sur la scène de l’Opus Opéra de Philippe Hurel, Elise Chauvin démarre en parallèle une carrière de comédienne qui l’amènera à jouer dans différentes pièces telles que Mystère des mystères d’Alexis Forestier aux Subsistances de Lyon et au Nouveau théâtre CDN de Montreuil, Celui qui ne connaît pas l’oiseau le mange de Martine Venturelli au Centre National de Création d’Albi, Tu oublieras aussi Henriette de Stéphane Olry au théâtre de l’Echangeur, au Centre Culturel de Sarlat, au CDN de Vandoeuvre les Nancy et à la Cartoucherie… Quelques mots pour définir Elise Chauvin ? Son entourage est unanime ! … « Spontanéité, joie de vivre, présence scénique, compréhension des rôles, fraicheur, naturel, énergie, contact avec le public…l’actrice chanteuse ou la chanteuse actrice… ».

 

Léo Warynski

Léo Warynski se forme à la direction d’orchestre auprès de François-Xavier Roth au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), ainsi qu’auprès de Pierre Cao (Arsys Bourgogne). Chef polyvalent, il dirige aussi bien le répertoire symphonique que   lyrique, et est invité par de prestigieux ensembles et orchestres : l’Ensemble Intercontemporain, l’Orchestre national de Colombie, l’Opéra de Rouen, l’ensemble Remix, l’ensemble Modern ou le chœur Accentus. Très attaché à la création, il a dirigé notamment les créations de l’opéra Aliados de Sebastian Rivas avec l’ensemble Multilatérale (Opéras de Caen, Nancy et Nimes), Giordiano Bruno de Francesco Filidei, avec l’ensemble Remix Casa da Musica (Piccolo Teatro de Milan) et l’ensemble Intercontemporain (Théâtre de Caen), ou Mririda d’Ahmed Essyad avec l’orchestre et les choeurs de l’opéra du Rhin (Strasbourg). Parmi ses engagements récents, Léo Warynski dirige notamment  l’Orchestre national de Colombie dans un programme consacré à Berlioz, l’orchestre de l’opéra de Rouen dans la musique de Prokofiev et l’Ensemble Intercontemporain au festival Musica. Léo Warynski est directeur musical de l’Ensemble Multilatérale, ensemble instrumental dédié à la création, ainsi que du chœur professionnel Les Métaboles, qu’il a fondé en 2010. Site internet  www.leowarynski.com

 

Yannick Haenel

Yannick Haenel est né le 23 septembre 1967 à Rennes. Il a passé sa jeunesse en Afrique, puis au Prytanée Militaire de la Flèche (séjour qu’il a relaté dans son premier roman : Les Petits Soldats, paru en 1996 aux éditions de la Table Ronde). Il vit à Paris, où il coanime avec François Meyronnis la revue Ligne de risque qu’il a fondée en 1997. Il a publié, entre autres, quatre romans aux éditions Gallimard, collection L’Infini : Introduction à la mort française (2001), Évoluer parmi les avalanches (2003), Cercle (2007, prix Décembre), et Jan Karski (2009, prix du roman Fnac et prix Interallié) ainsi qu’un essai sur la Dame à la licorne aux éditions Argol : À mon seul désir (2005). Source : France Culture

 

Arthur Nauzyciel

Arthur Nauzyciel est metteur en scène et acteur. Il a dirigé le CDN d’Orléans de 2007 à 2016 et il est directeur du Théâtre National de Bretagne depuis 2017. Après des études d’arts plastiques et de cinéma, il entre en 1987 à l’école du Théâtre national de Chaillot dirigée par Antoine Vitez. D’abord acteur sous la direction de Jean-Marie Villégier, Alain Françon, Éric Vigner, ou Tsai Ming Liang, il crée ses premières mises en scène au CDDB–Théâtre de Lorient, Le Malade imaginaire ou Le Silence de Molière d’après Molière et Giovanni Macchia (1999) et Oh Les Beaux Jours de Samuel Beckett (2003), présenté à l’Odéon-Théâtre de l’Europe et Buenos Aires. Suivront, en France : Place des Héros qui marque l’entrée de Thomas Bernhard à la Comédie-Française (2004) ; Ordet (La Parole) de Kaj Munk au Festival d’Avignon (2008) ; Jan Karski (Mon nom est une fiction) d’après le roman de Yannick Haenel au Festival d’Avignon (2011), qui a reçu le prix Georges-Lerminier du Syndicat de la critique ; Faim de Knut Hamsun (2011) ; La Mouette de Tchekhov (2012) dans la Cour d’honneur du Palais des papes au Festival d’Avignon ; Kaddish d’Allen Ginsberg (2013) avec la complicité d’Étienne Daho. En 2015, il crée Splendid’s de Jean Genet, avec des comédiens américains et la voix de Jeanne Moreau, et qu’il a recréé en 2020 pendant le confinement. Il travaille régulièrement aux États-Unis, et crée à Atlanta 2 pièces de Bernard-Marie Koltès : Black Battles with Dogs (2001) puis Roberto Zucco (2004), et à Boston, pour l’A.R.T., Abigail’s Party de Mike Leigh (2007) et Julius Caesar de Shakespeare (2008). À l’étranger, il crée des spectacles repris ensuite en France ou dans des festivals internationaux. À Dublin, L’Image de Beckett (2006) avec Damien Jalet et Anne Brochet, Lou Doillon puis Julie Moulier ; au Théâtre National d’Islande, Le Musée de la mer de Marie Darrieussecq (2009) ; au Théâtre National de Norvège, Abigail’s Party de Mike Leigh (2012) ; au Mini teater de Ljubljana en Slovénie, Les Larmes amères de Petra von Kant de Rainer Werner Fassbinder (2015) ; au National Theater Company of Korea (NTCK), L’Empire des lumières de Kim Young-ha (2016). Il travaille également pour la danse et l’opéra : il met en scène Red Waters (2011), opéra de Lady & Bird (Keren Ann et Barði Jóhannsson), met en espace Une tragédie florentine (2018) d’Alexander Zemlinsky à l’Abbaye de Royaumont et Le Papillon Noir (2018), opéra composé par Yann Robin et Yannick Haenel. Aux côtés de Sidi Larbi Cherkaoui, il participe à la création de Play (2010) avec la danseuse Shantala Shivalingappa. Il collabore régulièrement avec d’autres artistes : Miroslaw Balka, Matt Elliott, Christian Fennesz, Damien Jalet, Valérie Mréjen, Pierre-Alain Giraud, José Lévy, Gaspard Yurkievich, Erna Ómarsdóttir, l’Ensemble Organum, Sjón, Albin de la Simone, Boris Charmatz, Winter Family. Au cours de sa première saison à la direction du TNB, Arthur Nauzyciel a souhaité présenter son travail de metteur en scène au public rennais à travers des spectacles emblématiques de son parcours : Julius Caesar, L’Empire des lumières, Jan Karski (Mon nom est une fiction) et Splendid’s. En 2018, il crée sa première mise en scène en résidence au TNB : La Dame aux camélias d’après le roman et la pièce de théâtre d’Alexandre Dumas fils. Au cours de cette même saison, il collabore avec les chorégraphes Sidi Larbi Cherkaoui et Colin Dunne pour la création de Session (2019), en résidence au TNB. Également acteur, il est dirigé par Pascal Rambert pour 2 textes en 2015 et 2017 : De mes propres mains et L’Art du Théâtre, présentés au Théâtre des Bouffes du Nord, au Théâtre du Rond-Point, à Paris, et au TNB en mars 2019. Cette collaboration se poursuit avec Architecture, créé en ouverture du Festival d’Avignon 2019 et reprise au TNB la saison passée ; Love’s End, version coréenne de Clôture de l’amour de Pascal Rambert, qu’Arthur Nauzyciel crée à Séoul en 2019 avec les acteurs principaux de L’Empire des lumières — ces 2 créations coréennes seront présentées en diptyque en 2021/2022 ; et enfin Mes frères qu’il met en scène et interprète, une création présentée à La Colline – théâtre national, puis à Rennes en ouverture du Festival TNB. Arthur Nauzyciel participe également en septembre 2020 à la reprise de La Ruée de Boris Charmatz à la MC93, créé pour clôturer le Festival TNB 2018 dont les textes sont issus d’Histoire mondiale de la France, ouvrage collectif dirigé par Patrick Boucheron.