La Scala
13 Boulevard de Strasbourg
75010 Paris
  • Théâtre

La Vie de Galilée

avec Philippe Torreton
texte Bertolt Brecht, mise en scène Claudia Stavisky
  • [Théâtre]

Dates

mardi 24 septembre
mercredi 25 septembre
jeudi 26 septembre
vendredi 27 septembre
samedi 28 septembre
dimanche 29 septembre
mardi 1 octobre
mercredi 2 octobre
jeudi 3 octobre
vendredi 4 octobre
samedi 5 octobre
dimanche 6 octobre
mardi 8 octobre
mercredi 9 octobre

En Italie, au début du XVIIe siècle, Galilée braque un télescope vers les astres, déplace la terre, abolit le ciel, cherche et trouve les preuves qui réduisent à néant les sphères de cristal où Aristote et Ptolémée avaient enfermé le monde. Il fait vaciller l’ordre de l’Église. L’Inquisition lui fera abjurer ses théories. Philippe Torreton incarne avec force le combat héroïque du célèbre mathématicien contre l’Église, l’engagement du savant éclairé qui a révolutionné l’astrophysique. L’une des pièces les plus fortes de Bertolt Brecht mise en scène avec émerveillement par Claudia Stavisky.

Distribution

texte Bertolt Brecht
mise en scène Claudia Stavisky

avec Philippe Torreton, Gabin Bastard, Frédéric Borie, Alexandre Carrière, Maxime Coggio, Guy-Pierre Couleau, Matthias Distefano, Nanou Garcia, Michel Hermon, Benjamin Jungers, Marie Torreton

assistant à la mise en scène Alexandre Paradis
scénographie et costumes Lili Kendaka
lumière Franck Thévenon
son Jean-Louis Imbert
vidéo Michaël Dusautoy

Production

Célestins – Théâtre de Lyon, Grandlyon, la métropole et de l’École de La Comédie de Saint-Étienne – Diese # Auvergne-Rhône-Alpes

Le spectacle a été créé le 10 septembre 2019 à La Scala Paris.

Texte traduit en français par Éloi Recoing et publié chez L’Arche Éditeur.

Avec le soutien de

 

Dans les médias

Un texte captivant sur l’opposition de la science et du religieux, monté dans un élégant décor. Philippe Torreton, ex-pensionnaire de la Maison de Molière, s’attaque lui aussi à cette pièce de Bertolt Brecht Auréolé du Molière du comédien en 2014 pour « Cyrano de Bergerac », il campera dans cette pièce de troupe, le rôle du célèbre scientifique dont les travaux contredisent l’ordre établi, provoquant une levée de boucliers des autorités religieuses. Un débat passionnant qui oppose la raison à la croyance.

CNEWS - Amélie Foucault, 18 juillet 2019

Philippe Torreton incarne magnifiquement, en chair et en pensée, le scientifique (...) La Scala est l’endroit parfait pour jouir d’un texte long, en société. Son, lumières, fauteuils, rapport scène-salle: on peut s’embarquer pour 2h35, corps et cerveau disponibles.La mise en scène de Claudia Stavisky sert les situations tout en les installant dans l’intemporel. Pièces d’échiquier, grande fenêtre sur la voie lactée, du noir prison, et des jeux de lumière blanche comme une preuve scientifique. Art du placement, représentation intelligente des statuts symboliques, justesse de l’ambiance scénique. Galilée est bien servi.

Le Figaro - Marin de Viry, 12 septembre 2019

Claudia Stavisky impose une mise en scène tout en sobriété. Elle met en lumière la richesse d'un texte dont elle révèle, avec une étonnante limpidité, l'ensemble des facettes, y compris les plus politiques. En chef de file qui, par son omniprésence, porte l'essentiel de la pièce sur ses épaules, Philippe Torreton embrasse, avec respect et gourmandise, le personnage de Galilée, touchant dans sa force de conviction, drôle quand il se moque de l'ignorance des puissants, fébrile face à la menace des instruments de torture. Humain, trop humain.

Les Echos - Vincent Bouquet, le 13 septembre 2019

La vie de Galilée : superbe mise en scène moderne et troublante de notre Argentine nationale Claudia Stavisky, Philippe Torreton impérial et entouré d’acteurs formidables. On se délecte avec la pièce de Bertolt Brecht à la La Scala Paris.

Le Point - Olivier Ubertalli, Le 11 septembre 2019

Philippe Torreton passe de la facétie à la gravité. C’est un formidable chef de troupe, présent quasiment en permanence sur le plateau, traversant les différents âges du personnage, s’enfonçant petit à petit dans la vieillesse, tout en conservant son œil pétillant. Quel magnifique acteur. On ne voit pas passer les 2h45 du spectacle, totalement happé par la beauté de ce décor clair-obscur et par le jeu captivant de la troupe.

sceneweb - Stéphane Capron, le 12 septembre 2019

Philippe Torreton se tient au diapason du texte : Géant.

toute la culture - David Rofé-sarfati, le 14 septembre 2019

Brecht in excelsis. Sublime !

Mordue de théâtre, le 14 septembre

La distribution est éblouissante et si Philippe Torreton est au-delà des mots qui peuvent caractériser un comédien tellement il apporte, sans en faire trop, une dimension nouvelle à ce personnage en en faisant un être bien plus roué que ce qu’il n’y paraît.

inferno Magazine - Étienne Spaé, le 12 smptembre 2019

Une Vie de Galilée pleine de chaleur, d’espérance et de croyance humanistes.

théâtre du blog - Véronique Hotte, le 11 septembre 2019

Claudia Stavisky et ses comédiens proposent une viviante Vie de Galilée, qui respecte la force de Bertolt Brecht et livre les clés d’un récit passionné.

l'Humanité - Gérald Rossi,16 Septembre 2019

L’odyssée de Galilée Une franche réussite que cette mise en scène de La vie de Galilée de Brecht, imaginée par Claudia Stavisky, la directrice du théâtre des Célestins, à Lyon. Dans le rôle de l’astronome qui échappa aux flammes de l’inquisition, Philippe Torreton excelle : passionné, un peu bonhomme, souvent misogyne – l’homme était malgré tout de son temps ! – « son » Galilée apparaît d’abord en jouisseur, amoureux de la vie, amateur de bonne chère, boulimique de travail, curieux de tout… Un fin pédagogue, moins soucieux de convaincre l’Église que la terre tourne autour du soleil, que de rendre sa pensée accessible à tous. Rarement ses démonstrations auront paru aussi limpides que sur la scène de la Scala, qui démarre fort cette saison !

La Croix - Jeanne Ferney, le 12 septembre

Galerie photo

Bord de plateau avec Philippe Torreton

MERCREDI 25 SEPTEMBRE, À L’ISSUE DU SPECTACLE

La représentation sera suivie d’une conversation entre Philippe Torreton et Alain Froment. Spécialiste en anthropologie biologique au Musée de l’homme et directeur de recherche à l’IRD – l’Institut de recherche et de développement, Alain Froment s’intéresse particulièrement aux questions d’écologie humaine et à l’adaptabilité des populations à l’environnement.

Biographie

Claudia Stavisky

Claudia Stavisky est metteure en scène et directrice des Célestins, Théâtre de Lyon. Née à Buenos Aires, elle arrive en France en 1974. Après le Conservatoire national supérieur d’art dramatique, classe Antoine Vitez, elle débute une carrière de comédienne sous sa direction et joue également avec Peter Brook, Stuart Seide, René Loyon, Jérôme Savary, entre autres. En 1988, elle passe à la mise en scène dans des théâtres français prestigieux et crée une quinzaine des textes d’auteurs contemporains dont Avant la retraite de Thomas Bernhard, Nora d’Elfriede Jelinek, Munich/Athènes de Lars Noren, Mardi d’Edward Bond… Elle met en scène plusieurs opéras, dont Le Chapeau de paille d’Italie de Nino Rota, Le Barbier de Séville de Rossini, Roméo et Juliette de Gounod… Depuis le début de sa carrière, Claudia Stavisky s’implique dans la formation d’acteurs. Elle anime régulièrement des ateliers avec les élèves du Conservatoire National de Paris, de l’École nationale supérieure des arts et techniques du Théâtre de Lyon, des comédiens professionnels. Pour Radio France Internationale, elle a réalisé plus de deux cents heures d’émissions culturelles. Claudia Stavisky dirige les Célestins, théâtre emblématique de Lyon, depuis 2000. Elle a créé et mis en scène plus d’une trentaine de spectacles qui tournent en France et à l’étranger dont : La Locandiera de Carlo Goldoni, Minetti de Thomas Bernhard, Cairn et Le Bousier d’Enzo Cormann, Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, La Cuisine d’Arnold Wesker, La Femme d’avant, Une nuit arabe et Le Dragon d’or de Roland Schimmelpfennig, Blackbird de David Harrower, Lorenzaccio d’Alfred de Musset, Oncle Vania d’Anton Tchekhov, Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller, Chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams, En roue libre de Penelope Skinner, Les affaires sont les affaires d’Octave Mirbeau, Tableau d’une exécution d’Howard Barker, Rabbit Hole de David Lindsay-Abaire. Actuellement elle prépare La Place Royale de Corneille qui sera créée aux Célestins en mai 2019 et La Vie de Galilée de Bertholt Brecht, prévue en septembre 2019. À l’invitation de Lev Dodine, elle a mis en scène Lorenzaccio d’Alfred Musset à Saint Petersburg, avec les acteurs russes de son prestigieux Maly Drama Théâtre. Puis, à l’invitation du Shanghai Dramatic Art Center, Blackbird de David Harrower, et prépare actuellement Skylight de David Hare, avec les acteurs chinois de la troupe nationale. Sensible aux problématiques de l’insertion professionnelle, entre 1976 et 1983, elle anime plusieurs ateliers d’alphabétisation pour adultes, par le biais de la pratique théâtrale à la prison de Fresnes et dans des foyers de travailleurs immigrés. Elle a cherché aussi à favoriser l’insertion de jeunes à la marge en les initiant aux métiers du spectacle vivant. Elle a conduit, aux Célestins et dans des quartiers défavorisés de Lyon, de nombreux ateliers de pratique artistique avec des publics adultes et jeunes. Entre septembre 2014 et février 2017, Claudia Stavisky orchestre un projet de médiation et d’ateliers de pratique artistique avec les habitants de Vaulx-en-Velin, librement inspiré de « La Chose publique » ou l’invention de la politique de Philippe Dujardin. Ce projet a abouti à l’écriture et la création de Senssala, spectacle présenté au Centre Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin et au Théâtre des Célestins. Le travail artistique de Claudia Stavisky s’inscrit dans la traversée des grandes aventures humaines tendues entre l’intime et le politique.