La Scala
13 Boulevard de Strasbourg
75010 Paris
  • Musique

John Adams et la musique américaine

Momo Kodama, Mari Kodama, Quatuor Béla
  • [Création]
  • [Musique contemporaine]

Dates

mardi 17 mars

Pour la première fois à Paris, les pièces qui constituent l’œuvre pour piano seul et pour quatuors de l’immense compositeur américain, reconnu en France pour ses opéras comme Nixon in China, sont données en un seul concert. Le programme réunit aussi quelques pièces emblématiques de la musiques américaine du siècle dernier, de Samuel Barber à George Crumb.  Il fallait tout le talent du Quatuor Béla et de Momo et Mari Kodama, « pensionnaires » de La Scala Paris depuis son invention, invités par les plus grands festivals internationaux et les plus importantes salles de concert, pour leur donner vie, âme, finesse, sensualité.

Programme

• MARDI 17 MARS, 19H
Quatuor Béla
Frédéric Aurier (violon)
Julian Boutin
(alto)
Luc Dedreuil
(violoncelle)
Julien Dieudegard
(violon)

John Adams, John’s book of alleged dances (1974) pour quatuor à cordes et bande
Judah to Ocean, Rag the Bone, Pavane: She’s So Fine, Hammer and Chisel, Ständchen. The Little Serenade

Meredith Monk, Stringsongs, pour quatuor à cordes (2005)
1. Cliff Light
2. Tendrils
3. Obsidian Chorale
4. Phantom Strings

George Crumb, Black Angels (1970),  treize images des pays sombres, pour quatuor à cordes électrifié

I. Departure

   1.Threnody I: Night of the Electric Insects
   2. Sounds of Bones and Flutes
   3. Lost Bells
   4. Devil-music
   5. Danse Macabre

II. Absence

1. Pavana Lachrymae
   2. Threnody II: Black Angels!
   3. Sarabanda de la Muerte Oscura
   4. Lost Bells (Echo)

III. Return

1. God-music
   2. Ancient Voices
   3. Ancient Voices (Echo)
   4. Threnody III: Night of the Electric Insects

• MARDI 17 MARS, 21H
Momo Kodama
et Mari Kodama (piano)

John Adams, China Gate (1977) pour piano solo

John Adams, Short Ride in Fast Machine (1986) pour piano à 4 mains

Samuel Barber (1910-1981), Souvenirs (1952) pour piano à 4 mains
I. Waltz
II. Schottische
III. Pas de deux
IV. Two-step
V. Hesitation Tango
VI. Galop

Samuel Adams, Shade Studies (2014), pour piano et électronique  (Création française)

John Adams, Hallelujah Junction (1996) pour 2 pianos

Distribution

avec le Quatuor Béla
piano Momo Kodama, Mari Kodama

Avec le soutien de

logo quadrille

Partenariat

logo France musique

Galerie photo

Biographies

Momo Kodama

Née à Osaka au Japon, Momo Kodama a grandi en Allemagne puis en France, où elle a suivi ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Elle se perfectionne ensuite auprès des plus grands maîtres : Murray Perahia, András Schiff, Vera Gornostaeva et Tatiana Nikolaïeva, avant de devenir, en 1991, la plus jeune lauréate du Concours international ARD de Münich.
Momo Kodama a été invitée à jouer avec l’Orchestre philharmonique de Berlin, le Boston Symphony Orchestra, le Bayerisches Staatsorchester, le NHK Symphony Orchestra, le NDR Hamburg, l’Orchestre de chambre de Paris, l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, le Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, l’Orchestre philharmonique de Radio France, sous la direction de Seiji Ozawa, Eliahu Inbal, Charles Dutoit, Kent Nagano, Roger Norrington, Lawrence Foster et André Prévin. Parmi les projets récents, Momo est invitée par l’Orchestre philharmonique de Radio France, l’Orchestre de chambre de Paris, le Düsseldorf Symphoniker, l’Orchestre philharmonique de Győr, et, en récital, à la Philharmonie de Paris, au Muziekgebouw d’Amsterdam et à la Fundacion Juan March à Madrid.  En musique de chambre, elle s’est produite avec Christian Tetzlaff, Renaud Capuçon, Augustin Dumay, Gautier Capuçon, Steven Isserlis, et Jörg Widmann. Plus récemment, elle a conçu un programme en hommage à Debussy, Claude, es-tu là ?, créé à La Bellevilloise à Paris et repris en tournée en France et en Chine, avec le baryton Josep-Ramon Olivé et l’acteur Pascal Rénéric.
Son répertoire s’étend de la période classique et romantique jusqu’à la création contemporaine (œuvres de Toshio Hosokawa, Jörg Widmann, dont elle est la dédicataire, et Christian Mason). Momo Kodama s’est distinguée dans l’interprétation des œuvres majeures pour piano seul et piano et orchestre d’Olivier Messiaen dont elle est devenue une spécialiste et crée, à la demande d’Yvonne Loriod, la Fantaisie pour violon et piano, avec Isabelle Faust au festival de La Roque d’Anthéron en 2006. Elle créé le nouveau cycle d’études du compositeur japonais au Festival de Lucerne en novembre 2013, repris à l’Opéra City de Tokyo, puis au Wigmore Hall de Londres et enfin à la Philharmonie de Paris à l’automne 2018.
Les plus grands festivals l’ont accueilli : Marlboro, Verbier, Saint-Denis, Festival d’Automne, Musica, La Roque d’Anthéron, Novi Sad en Serbie, Enesco à Bucarest, Tivoli à Copenhagen, Settembre Musica-Torino, Festival des Minimes à Bruxelles, Bad Kissingen et Schleswig-Holstein, Matsumoto (Seiji Ozawa) et Miyazaki, Festival de Musique de Chambre de Séoul ainsi que les salles de concert les plus prestigieuses parmi lesquelles le Musikverein de Vienne, Philharmonie et Konzerthaus de Berlin, Suntory Hall et le Théâtre des Champs-Elysées.
Pour son deuxième disque chez ECM, Momo a choisi un judicieux programme d’Etudes de Debussy et d’Hosokawa, une audace récompensée par le BBC Music Magazine : le CD est Monthly Choice en mai 2017 et est également très bien accueilli dans le London Times. Son précédent enregistrement, La Vallée des Cloches (Ravel, Takemitsu et Messiaen), est salué par la critique internationale : New York Times, BBC Music Magazine, Classica (CHOC), Télérama (FFFF). Ils complètent un catalogue avec des œuvres de Debussy, Chopin, Messiaen, complété par des œuvres pour deux pianos de Martinu et de Tchaikovsky en duo avec sa sœur Mari pour le label Pentatone.
Momo Kodama est invitée à participer au jury de concours internationaux (Long-Thibaud, Messiaen) et donne régulièrement des masterclasses, par exemple à la Folle Journée, aux festivals de Miyozaki et de Novi Sad et avec l’Orchestre de chambre de Paris dans le cadre de Joué-Dirigé.

Mari Kodama

La musicalité profondément nuancée et naturelle de Mari Kodama comme sa capacité unique à combiner l’expressivité tonale avec un sens clair de la forme ont fait d’elle une pianiste internationale de premier plan. Interprète magistrale de Beethoven, Mari Kodama est régulièrement récompensée pour sa virtuosité dans un large éventail de répertoires de toutes les époques.
Mari Kodama met en évidence sa maîtrise de ces répertoires diversifiés au cours de la saison 2019-2020 en présentant divers concerts à travers le monde : elle interprète le Concerto pour piano n  2 de Beethoven en Suède et au Japon avec l’Orchestre symphonique de Göteborg sous la direction de Santtu-Matias Rouvali ; à Marseille, elle présente le Concerto pour piano n° 2 de Bartók avec l’Orchestre philharmonique de Marseille dirigé par Lawrence Foster; à Osaka, au Japon, elle joue le Concerto pour deux pianos et orchestre de Takemitsu avec sa sœur, le pianiste Momo Kodama. Elle donne aussi des récitals en duo avec la violoniste Veronika Eberle avec des œuvres de Schubert, Bartok et Franck qui l’emmèneront également au Japon et un programme de récital en duo contemporain avec Momo Kodama l’amènera au Canada et à La Scala Paris.
Depuis ses débuts en récital à New York au Carnegie Hall en 1995, Mari Kodama a joué avec des orchestres et des chefs d’orchestre de premier plan et dans les meilleures salles du monde. Les temps forts  incluent des collaborations avec le Philharmonia Orchestra, le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin (DSO), le Bamberg Symphony, le NDR Symphony Orchestra, le Berliner Philharmoniker, le London Philharmonic Orchestra (LPO), le Los Angeles Philharmonic Orchestra, l’American Symphony Orchestra, le Detroit Symphony Orchestra, l’Orchestre symphonique de Montréal et le Philharmonia Baroque Orchestra, entre autres. Dans son Japon natal, elle a joué avec le NHK Symphony Orchestra à Tokyo avec les orchestres symphoniques de Kyoto, Hiroshima et Osaka. Elle est l’invitée des plus grands festivals comme celui de Salzbourg, le Festival de Verbier, le Festival International de piano de La Roque d’Anthéron, le Festival de musique d’Aldeburgh, Mostly Mozart à New York, le Festival de musique Schleswig-Holstein, Kissinger Sommer et Les Folles Journées de Nantes.
Mari Kodama est née à Osaka et a grandi en Allemagne et à Paris. Au Conservatoire national de Paris, elle a étudié le piano avec Germaine Mounier et la musique de chambre avec Geneviève Joy-Dutilleux. Elle a également travaillé avec Tatiana Nikolaeva et Alfred Brendel.

Quatuor Béla

Depuis 13 ans, « les enfants terribles du quatuor français » écrivent un parcours singulier, entre tradition et modernité. Attachés au répertoire ancien du quatuor à cordes, qu’ils défendent au sein des programmations classiques d’excellence en France et à l’étranger (Philharmonie de Paris, Théâtre Mariinski, BeethovenFest…), les musiciens du quatuor Béla ont à cœur d’inscrire la tradition du quatuor à cordes dans la vie musicale contemporaine.
Leur travail de commandes et de créations en lien avec des compositeurs de différentes générations (Philippe Leroux, Francesco Filidei, Benjamin de la Fuente, Jean-Pierre Drouet, François Sarhan, Daniel d’Adamo, Thierry Blondeau, Jérôme Combier, Garth Knox, Bruno Ducol, Karl Naegelen, Frédéric Aurier, Robert HP Platz, Aurelio Edler-Copes, Frédéric Pattar …) a été couronné en 2015 par le Prix de la Presse musicale Internationale.
La conviction sincère, inspirée par la personnalité et l’œuvre de Béla Bartók, encourage le quatuor à imaginer des rencontres avec des personnalités éclectiques, en témoigne « Si oui, oui. Sinon non » avec le rockeur culte Albert Marcœur, « Impressions d’Afrique » avec l’immense griot Moriba Koïta, « Jadayel » en compagnie des maîtres palestiniens Ahmad Al Khatib et Youssef Hbeisch…
Le jeu du quatuor Béla, reconnu pour sa « technique diabolique » (Télérama) et son engagement musical, se met volontiers, ces dernières années, au service des compositeurs d’Europe centrale du début du 20ème siècle comme Janacek, Schulhoff, Krása, Bartok, Szymanovsky, Webern… La discographie du quatuor Béla a été saluée par la critique internationale (ffff Télérama, Luister 10 Award, Gramophone Critic’s Choice Award, Prix Charles Cros, Diapason…).