La Scala
13 Boulevard de Strasbourg
75010 Paris
  • Musique

Intégrale 1

avec Lorenzo Soulès et Marie Vermeulin
Festival Intégrale à La Scala Paris avec l’Ircam
  • [Musique contemporaine]

Traiettoria (trajectoire) pour piano et sons générés par ordinateur est un cycle de trois pièces Traiettoria… deviata, Dialoghi, Contrasti (Trajectoire…déviée, Dialogues, Contrastes) composé entre 1982 et 1984 et d’une durée d’environ 45′.

Traiettoria peut être considérée comme un concerto pour piano et orchestre où les sons synthétiques remplacent l’orchestre. Dans cette œuvre, la relation entre les sons synthétiques et les sons concrets du piano est parfois étudiée de manière à ce qu’ils se confondent en une seule image et sensation. Timbres inharmoniques et harmonie, en d’autres termes, « illusion » et réalité, tendent souvent à fusionner et se transforment l’une en l’autre.

La disposition du piano et du dispositif d’amplification a été étudiée très attentivement. Les sons synthétiques proviennent soit d’un haut-parleur, placé sous le piano et qui interfère avec la table d’harmonie et les cordes, soit de plusieurs haut-parleurs placés autour du public. Selon la solution choisie le volume sonore est réduit ou cerne le public de toutes parts dans une pulsation constante tout au long de la pièce. Pour des raisons d’équilibre le piano est également amplifié.

La diffusion de Traiettoria lors du concert a pour fonction de modeler le son synthétique suivant la partition et les caractéristiques acoustiques de la salle. Elle doit être assurée par un musicien dont l’importance est égale à celle du pianiste.

Traiettoria, commande de la Biennale, a été créée à Venise en 1985 à l’occasion de l’Année Européenne de la Musique.

Le matériau informatique a été réalisée au Centro di Sonologia Computazionale de l’Université de Padoue, à différentes périodes entre 1982 et 1985. Pour la synthèse des sons j’ai utilisé le langage Music V contrôlé par des logiciels spécifiques que j’ai moi-même écrits. Le matériau d’origine consistait en quelques milliers de segments courts (entre 2 et 30 secondes de durée) et a été mixé en plusieurs étapes avec le programme « Interactive Computer Music System » de Graziano Tisato.

Distribution


réalisation informatique musicale Centro di Sonologia Computazionale – Université de Padoue (Italie)

piano Lorenzo Soulès, Marie Vermeulin

 

Production

Ircam – Centre Pompidou, La Scala Paris – Les Petites Heures

Avec le soutien de

Mécène principal de la saison musicale de La Scala Paris

 

Galerie photo

Programme

Traiettoria pour piano et électronique, de Marco Stroppapar Lorenzo Soulès (45’)

Sonate pour piano n°10 op. 70d’Alexandre Scriabine, par Marie Vermeulin (13’)

Biographies

Lorenzo Soulès

Né à Lyon dans une famille de musiciens, Lorenzo Soulès s’initie au piano dès l’âge de 3 ans. Il entre à 9 ans au CRR de Paris dans la classe d’Olivier Gardon, où il obtiendra quatre ans plus tard, un Diplôme d’Études Musicales. Il choisit alors de poursuivre sa formation à la Hochschule für Musik und Tanz Köln, auprès de Pierre-Laurent Aimard et Tamara Stefanovich. Parallèlement il se rend régulièrement à Barcelone pour approfondir l’intégrale d’Iberia (I. Albeniz) avec la grande Alicia de Larrocha.

En 2012, il a alors 20 ans, Lorenzo remporte le prestigieux concours de Genève en faisant l’unanimité absolue auprès du jury et du public, et en raflant tous les prix : Premier Prix, Prix du public, Prix du jeune public, Prix Air France KLM et prix Coup de cœur Breguet, qui lui offre la possibilité d’enregistrer son premier disque (Nascor novembre 2012), une belle carte de visite, qu’il consacre à Mozart, Beethoven, Brahms et Scriabine. Cet enregistrement, récompensé par un « ffff » de Télérama est également salué par France Musique, les revues Diapason et Pianiste. «… bien au-delà de la perfection technique, le jeu pianistique de Lorenzo Soulès dégage une noblesse d’émotions et une plénitude aux climats crépusculaires de l’âme, une maîtrise des élans démoniaques réfrénés, que le programme de son récital met particulièrement en valeur ». Cet enregistrement est également Choix de France Musique. 

La saison 2017-2018 l’a vu se produire à Radio France, à Genève, au Festival Messiaen au Pays de la Meije, au Klavierfestival Ruhr ou au Festival du Périgord noir. La saison 2018-2019 le conduira notamment au Portugal dans le cadre de la Fondation Calouste Gulbenkian de Lisbonne et en Allemagne. 

Marie Vermeulin

Premier Grand Prix du Tournoi international de musique en décembre 2004, Deuxième Grand Prix et Prix du plus jeune finaliste au concours international Maria Canals de Barcelone en mai 2006, Deuxième Grand prix au concours international Olivier Messiaen en décembre 2007, Marie Vermeulin est sans nul doute l’une des révélations de ces dernières années. Soutenue par plusieurs fondations et l’Institut français pour des tournées à l’étranger, elle a su imposer en peu de temps un jeu remarqué pour sa témérité technique, sa finesse et sa maturité. Elle s’est produite pour nombre de festivals et salles de premier plan où elle a pu mettre en valeur sa personnalité passionnée et singulière dans un large répertoire.

À Paris, elle s’est produite notamment à la Cité de la musique, à l’Opéra Bastille, au Petit Palais, à l’Auditorium du musée d’Orsay, salle Cortot, aux Serres d’Auteuil, à Bagatelle… Elle a également été invitée par l’Opéra de Toulon, l’Equinoxe de Châteauroux, le Grand Kursaal de Besançon, la salle Molière à Lyon, la salle de l’Institut à Orléans, le Centre Pompidou-Metz, l’Agora d’Evry, l’Auditorium Jean-Pierre Miquel de Vincennes, les théâtres de Chartres, de Corbeil-Essonnes, de Dreux, d’Étampes, de Pontoise, les châteaux de Solliès-Pont, d’Aulteribe, de Chambord, ainsi que par les festivals Messiaen au pays de la Meije, Piano Folies du Touquet, La Charité-sur-Loire, Rochebonne, Lille Piano Festival… À l’étranger, elle se produit en Espagne, à Madrid (Circulo de Bellas Artes), à l’invitation de Gérard Mortier et du Teatro Real, mais aussi à Barcelone (Palau de la Musica) et pour les festivals de Sitges et Blanes ainsi qu’en Italie (festivals de Monopoli et Bari), en Allemagne, (Kulturkreis Geistag de Münich), en Lituanie, en Suisse, en Belgique, en Algérie, en Moldavie, au Monténégro, à Chypre, au Liban, au Vietnam, aux Philippines, en Indonésie…

Parallèlement, elle est amenée à donner diverses conférences et master-classes en liaison avec ses concerts, notamment sur l’œuvre d’Olivier Messiaen. Depuis quelques années, elle s’investit tout particulièrement dans la musique contemporaine, et travaille ainsi en étroite collaboration avec des compositeurs tels Mauro Lanza, Ramon Humet, Philippe Fénelon, Alain Louvier, Bruno Ducol et, tout récemment, Pierre Boulez.

Elle a interprété le 1er Concerto de Chopin, le Concerto de Schumann et le 1er Concerto de Tchaikovsky avec l’Orchestre philharmonique de Kaunas (direction Pavel Berman), les Concertos K453 et K488 de Mozart avec l’Orchestre des Musiciens d’ose (direction Charles Limouse), le Concerto K453 de Mozart avec l’Orchestre de chambre de Wallonie (dir. Sir Paul Goodwin), le Concerto en sol de Ravel avec l’Orchestre Del Valles (dir. Salvator Brotons), puis avec l’Orchestre National du Liban (dir. Claire Levacher), les Concertos Hob. XVIII:4 et XVIII:11 de Haydn avec l’Orchestre National de chambre de Moldavie (dir. Didier Talpin), le Concerto de Clara Schumann avec l’Orchestre Symphonique de Mâcon (dir. Eric Geneste), puis avec l’Orchestre de l’opéra de Toulon (dir. Debora Waldman), ainsi que les Oiseaux Exotiques de Messiaen avec l’Ensemble Intercontemporain (dir. Pierre Boulez).

Élève de Jacqueline Dussol, puis de Marie-Paule Siruguet au CNR de Boulogne, elle effectue un cursus complet de 2001 à 2004 au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, notamment auprès d’Hortense Cartier-Bresson et d’Edson Elias. Parallèlement, elle étudie pendant quatre ans avec Lazar Berman qui l’accueille chaleureusement à Florence, puis à l’Accademia Pianistica Internazionale d’Imola. Plus tard, elle se perfectionne auprès de Roger Muraro, bénéficiant ainsi de la connaissance profonde du pianiste pour l’œuvre du XXe siècle français.
Au cours de différentes master-classes, elle rencontre des personnalités musicales variées, telles Zoltan Kocsis, Jean-Claude Pennetier, Florent Boffard, Gérard Frémy, Jean-François Heisser, Akiko Ebi, Abdel Rahman El Bacha, Eric Heidsieck, Klaus Hellwig, Tamas Vasary, David Lively…

Son talent a été soutenu par l’action de la Fondation Safran pour la musique, du mécénat Société Générale, de l’Accademia Pianistica Internazionale d’Imola, et de l’Institut Français. En décembre 2009, elle est couronnée du Prix International « Pro Musicis », association qui vise à offrir des moments musicaux à un public de personnes handicapées, ou n’ayant pas la possibilité de se rendre à des concerts classiques. Sélectionnée par Thierry Beauvert pour représenter la France lors du concours des radios francophones en 2006, Marie Vermeulin est, dès lors, régulièrement invitée sur le plateau de France Musique (émissions de Gaëlle Le Gallic, Arièle Butaux, Jean-Pierre Derrien, Lionel Esparza…).

En 2008, Universal – Deutsche Grammophon demande à Marie Vermeulin de participer à son Intégrale Messiaen, réalisée à l’occasion du centenaire d’Olivier Messiaen. Elle enregistre alors la Fantaisie pour violon et piano aux côtés de Daniel Hope et la Vocalise pour voix élevée et piano, en compagnie de Nathalie Manfrino.

En mai 2013, elle sort un disque dédié à l’œuvre d’Olivier Messiaen, sous le label Paraty, qui vient tout juste de recevoir les « ffff » de Télérama.