La Scala
13 Boulevard de Strasbourg
75010 Paris
  • Musique

Aux Armes, Contemporains ! #6

Ensemble intercontemporain, Quatuor Hermès, Florent Boffard, Mari & Momo Kodama
Week end musical
  • [Musique contemporaine]

Expérience ! Que l’instrument soit un haut-parleur (Pierre Henry) ou le corps d’un homme (Vinko Globokar), l’expérience musicale se trouve parfois aux frontières de la raison. De la répétition, transe ou jazz de John Adams aux univers poétiques de Philippe Hersant et Tristan Murail, ce concert éclaire librement toutes les grandes aventures musicales du XXe siècle, de la musique concrète au minimalisme américain, des souvenirs de l’école spectrale aux performances les plus surprenantes.

Distribution

Ensemble Intercontemporain
Quatuor Hermès
Florent Boffard, piano
Mari Kodama, piano
Momo Kodama, piano

Avec le soutien de

Mécénat Musical Société Générale est le mécène principal de la saison musicale de La Scala Paris

La Scala Paris est soutenue par la Sacem dans le cadre de la programmation Aux Armes, Contemporains !

Galerie photo

Programme

Tokyo (2002), de Pierre Henry (5’)

? Corporel pour un percussionniste et son corps (1984), de Vinko Globokar, par l’Ensemble intercontemporain (10’)

 Fantaisie sur le nom de Paul Sacher (2012), de Philippe Hersant, par le Quatuor Hermès (12’)

La Mandragore (1993), de Tristan Murail, par Florent Boffard (10’)

Loops III pour deux flûtes, de Philippe Hurel, par l’Ensemble intercontemporain (12’)

Hallelujah Junction pour deux pianos (1996), de John Adams, par Mari & Momo Kodama (18’)

Biographies

Pierre Henry

Pierre Henry étudie la musique dès l’âge de sept ans et suit, entre 1937 et 1947, les classes d’Olivier Messiaen, Félix Passerone et Nadia Boulanger au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. De 1944 à 1950, il compose quelques oeuvres instrumentales et mène une carrière de musicien d’orchestre en tant que pianiste et percussionniste. Il commence dès cette période des recherches sur une lutherie expérimentale. Il rejoint Pierre Schaeffer en 1949 et, ensemble, ils créent la « Symphonie pour un homme seul » en mars 1950. Il dirige les travaux au Groupe de Recherche de Musique Concrète (GRMC de la radio de 1950 à 1958. En 1958, il fonde son studio : APSOME, premier studio privé consacré aux musiques expérimentales et électroacoustiques. Il y poursuit seul ses recherches pures, en y associant des techniques nouvelles et des procédés électroniques dont il est l’inventeur. En 1955, le chorégraphe Maurice Béjart utilise la « Symphonie pour un homme seul ». Suivront quinze ballets en collaboration entre les deux artistes. Il collabore par ailleurs avec les chorégraphes Georges Balanchine, Carolyn Carlson, Merce Cunningham, Alwin Nikolaïs, Maguy Marin. Parmi ses nombreuses musiques de films, citons le prestigieux « L’Homme à la Caméra », de Dziga Vertov. Il réalise enfin des performances avec les plasticiens Yves Klein, Jean Degottex, Georges Mathieu, Nicolas Schöffer, Thierry Vincent. En 1982, il est le directeur artistique du nouveau studio SON/RE, à Paris. Plus de soixante-dix oeuvres nouvelles y seront réalisées, dont « Voyage initiatique » donné en mars 2005 dans le cadre des soirées « Pierre Henry chez lui III » au domicile du compositeur. Ses oeuvres sont jouées dans le monde entier. La Scala Paris tenait à rendre hommage à l’un des plus grands compositeurs disparu à l’été de 2017 dont les oeuvres seront régulièrement données dans notre salle.

Quatuor Hermès

En près de 10 années d’existence, le Quatuor Hermès (Omer Bouchez, Elise Liu, Lou Chang et Anthony Kondo) s’est
hissé au rang des quatuors français rayonnant dans le monde entier. Une passion commune pour un immense répertoire à la richesse inégalée, et une grande expérience de la scène
acquise de concerts en concerts ont forgé un ensemble qui suscite l’admiration du public et de la presse internationale.

Ensemble intercontemporain

Créé par Pierre Boulez en 1976 avec l’appui de Michel Guy (alors secrétaire d’État à la Culture) et la collaboration de Nicholas Snowman, l’Ensemble intercontemporain se consacre à la musique du XXe siècle à aujourd’hui. Les 31 musiciens solistes qui le composent sont placés sous la direction du chef d’orchestre et compositeur Matthias Pintscher. Unis par une même passion pour la création, ils participent à l’exploration de nouveaux territoires musicaux aux côtés des compositeurs, auxquels des commandes de nouvelles oeuvres sont passées chaque année. Ce cheminement créatif se nourrit d’inventions et de rencontres avec d’autres formes d’expression artistique : danse, théâtre, vidéo, arts plastiques, etc. En collaboration avec l’Ircam (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique), l’Ensemble intercontemporain développe également des projets inédits, intégrant notamment les nouvelles technologies multimédia.

Florent Boffard

Invité dans les principaux festivals, Florent a joué entre autres sous la direction de Pierre Boulez, Simon Rattle, Leon Fleisher, Péter Eötvös avec l’Orchestre National de Lyon, le Philharmonisches Orchester Freiburg, le NDR Elphilharmonie Orchester, WDR Sinfonieorchester Köln, l’Orchestre Philharmonique de Radio France… Soliste de l’Ensemble Intercontemporain de 1988 à 1999, il a côtoyé les principaux compositeurs de notre temps et effectué la création de pièces de Boulez, Donatoni, Ligeti… En 2010, il a présenté en direct sur Arte « Chopin, une écoute aujourd’hui » à La Folle Journée de Nantes. Soucieux d’aider le public à une meilleure compréhension du répertoire contemporain, il a également réalisé de nombreux ateliers et présentations de concerts, en particulier au Festival de La Roque d’Anthéron. Il a en outre écrit le film « Schœnberg, le malentendu » qui accompagne son enregistrement de l’œuvre pour piano de Schœnberg paru chez Mirare en 2013. En 2001, la Fondation Forberg-Schneider décerne à Florent Boffard son Prix Belmont pour son engagement dans la musique d’aujourd’hui. Il a enseigné au Conservatoire National Supérieur de Lyon et à la Musikhochschule de Stuttgart. Depuis 2016, il est professeur de piano au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris.

Mari & Momo Kodama

Née à Osaka au Japon, Momo Kodama, comme sa soeur Mari, a grandi en Allemagne puis en France et suivi les cours du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, Depuis ses débuts à New York à Carnegie Hall en 1995, Mari Kodama s’est produite avec les plus grands orchestres et les plus grands chefs dans le monde entier. Momo Kodama s’est perfectionnée auprès des plus grands maîtres : Murray Perahia, András Schiff, avant de devenir, en 1991, la plus jeune lauréate du Concours international ARD de Munich. Momo Kodama a été invitée à jouer avec les plus grands orchestres dans le monde entier. En 2017-2018, parallèlement à une carrière prolifique au Japon, son pays natal, Momo est invitée par le Düsseldorf Symphoniker avec sa soeur Mari, avec qui elle joue régulièrement en concerto et en récital à deux pianos, notamment au Muziekgebouw d’Amsterdam où le duo a fait ses débuts en mars 2018.

Tristan Murail

Né au Havre en 1947, Tristan Murail obtient des diplômes d’arabe classique et d’arabe maghrébin, ainsi qu’une licence en sciences économiques. En 1967, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe d’Olivier Messiaen. En 1971, il reçoit le Prix de Rome, puis obtient un Premier Prix de composition du Conservatoire de Paris. Il passe ensuite deux ans à Rome, à la Villa Médicis. A son retour à Paris en 1973, il est co-fondateur de l’Ensemble L’Itinéraire. Dans les années 1980, Tristan Murail utilise l’informatique pour approfondir ses recherches en matière d’analyse et de synthèse des phénomènes acoustiques. Il collabore plusieurs années avec l’Ircam où il enseigne la composition de 1991 à 1997. En 1997, Tristan Murail est nommé professeur de composition à l’Université Columbia à New York, où il enseigne jusqu’en 2010. De retour en Europe, il continue de donner master-classes et séminaires, et est actuellement professeur invité au Conservatoire de Shanghai.

Philippe Hersant

Né à Rome en 1948, licencié ès lettres, il obtient son prix d’écriture dans la classe d’André Jolivet au Conservatoire de Paris. Il remporte le Prix Nadia Boulanger et se rend à la Casa Velasquez de Madrid, puis à la Villa Médicis à Rome. Il est lauréat du Prix Enesco et du prix de la meilleure création contemporaine décerné par la Sacem pour son premier Quatuor à cordes, oeuvre pour laquelle il est nommé aux Victoires de la musique.
Il a composé une trentaine de pièces dont un Concerto pour violoncelle et orchestre de chambre, l’opéra Le Château des Carpathes ; L’Infinito pour douze voix mixtes a capella ; Landschaft mit Argonauten, cantate pour choeur mixte et huit trombones ; Lebenslauf, pièces pour soprano et ensemble instrumental… A cela s’ajoute une dizaine d’oeuvres consacrées à la scène ou au cinéma.

Philippe Hurel

Après des études au Conservatoire de Toulouse puis au Conservatoire de Paris, il participe aux travaux de la “Recherche musicale” à l’Ircam entre 1985 et 1989. Il rejoint la Villa Medicis à Rome en 1986 et reçoit le Siemens-Stiftung-Preis à Münich pour ses Six Miniatures en Trompe-l’œil.
Il enseigne à l’Ircam dans le cadre du Cursus d’informatique musicale de 1997 à 2001, reçoit le Prix Sacem des compositeurs en 2002 et le Prix Sacem de la meilleure création de l’année en 2003 pour Aura. Il dirige depuis 1991 l’Ensemble Court-circuit. Ses œuvres, éditées par Gérard Billaudot et Henry Lemoine, ont été interprétées par de nombreux ensembles et orchestres sous la direction de chefs prestigieux tels que Pierre Boulez, François Xavier Roth, David Robertson, Ludovic Morlot, Tito Ceccherini, Jonathan Nott, Esa Pekka Salonen, Pierre-André Valade, etc.

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