La Scala
13 Boulevard de Strasbourg
75010 Paris
  • Musique

Aux Armes, Contemporains ! #4 : Memoria

Ensemble 2e2m
Aux Armes Contemporains !
  • [Musique contemporaine]

Dates

samedi 10 octobre

Programme

Francesco Filidei : Ballata n° 3 pour piano et ensemble
Raphaël Sévère : œuvre nouvelle. Création mondiale, commande de La Scala Paris
Bernard Cavanna : Concerto pour violon n° 2 (nouvelle version, création mondiale)

Distribution

Ensemble 2e2m

Noémie Schindler – Violon
Nathanaël Gouin – Piano
Raphaël Sévère  – Clarinette

Production

La Scala Paris 2e2m

Biographies

2e2m

L’Ensemble 2e2m est l’un des premiers et des plus prestigieux ensembles français consacrés à la création musicale d’aujourd’hui. Avec plusieurs centaines de créations à son actif, il est un interprète incontournable des scènes musicales nationales et internationales. Implanté en région parisienne depuis sa création en 1972 par le compositeur Paul Méfano, 2e2m a sans cesse su se réinventer et occupe une place phare dans le paysage de la création musicale contemporaine, aussi bien en France que dans le monde. 2019 a marqué un nouveau tournant pour 2e2m avec la nomination du compositeur et interprète Fernando Fiszbein en tant que directeur artistique. Une nouvelle direction artistique entre continuité, innovation et transversalité pour une dynamique proactive et nomade.

 

Francesco Filidei

Né à Pise en 1973, Francesco Filidei est organiste, diplômé du Conservatoire de Florence et du Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Parallèlement, il suit le cursus annuel de composition et de nouvelles technologies à l’IRCAM. En tant que compositeur, il est invité depuis 2000 par les plus importants festivals de musique contemporaine : Darmstadt, Donaueschingen, Musica Strasbourg, Biennale de Venise, Milano Musica, Printemps des Arts Monaco, Agora Ircam, Mata de New York, Archipel de Genève, Huddersfield… Il est joué par des orchestres tels que la WDR, la SWR, la RSO Wien, la ORT, la RAI, les orchestres philharmoniques de Tokyo et de Varsovie, la Verdi, la Bayerische Rundfunk et par des ensembles comme 2e2m, Musikfabrik, Linea, EOC, Intercontemporain, Klangforum, Cairn,  Recherche, Ascolta, Tokyo Sinfonietta, Ars Ludi, Ictus, Neue Vocalsolisten, notamment à la Philharmonie de Berlin, à la Philharmonie de Cologne, à la Cité de la Musique à Paris, à la Suntory Hall et à la Tokyo Opera House, à la Theaterhaus de Vienne, à la Herkulessal de Munich, à la Tonhalle de Zurich, à la Disney Hall de Los Angeles.

Après avoir obtenu la Commande du Comité de Lecture Ircam pour Ballata I, il obtient le Salzburg Music Forderpreistrager, le Prix Takefu, le Forderpreistrager Siemens, la Médaille Picasso / Miró du Rostrum of Composers, le Prix Abbiati, le Prix de l’Académie Charles-Cros et le Prix de la Fondation Simone et Cino Del Luca. Il a été compositeur en résidence à l’Académie Schloss Solitude, ainsi que membre de la Casa de Velázquez, pensionnaire à la Villa Médicis et boursier du DAAD.

Il a été professeur invité de composition à Voix nouvelles de Royaumont, à la Iowa University, à l’Université de Santander, à Takefu, dans les universités de Graz, Hambourg, Berlin, Stuttgart, Amsterdam, Moscou ainsi qu’aux Darmstadt Ferienkurse, entre autres institutions. Il a été nommé Chevalier des arts et lettres en 2016. Il est actuellement conseiller musical de la Fondation I Teatri de Reggio Emilia et il assure la programmation du Festival Controtempo à la Villa Médicis pour 2020.

Parmi ses dernières œuvres figurent Sull’essere angeli pour flûte et orchestre (2016), Killing Bach pour orchestre (2015), Missa super l’Homme armé pour douze interprètes (2014), Fiori di Fiori pour orchestre (2012) et sept Ballatas, la plupart pour instrument soliste et ensemble.

Son premier opéra, Giordano Bruno, a été composé sur un livret de Stefano Besellato, créé à la Casa da Musica Porto et redonné au Festival Musica de Strasbourg en 2015 par l’Ensemble Remix dirigé par Peter Rundel. L’Inondation, conçu avec Joël Pommerat, est son deuxième opéra et tournera en 2020 après sa création à l’Opéra-Comique. Francesco Filidei travaille aujourd’hui sur son œuvre suivante, un concerto pour piano et orchestre qui verra le jour à la Scala de Milan, dans le cadre de Milano Musica, le 16 novembre 2020. Ses œuvres sont éditées par Ricordi.

 

Raphaël Sévère

Vainqueur du concours de Tokyo à l’âge de 12 ans, nommé aux Victoires de la Musique « Révélation soliste instrumental » à 15 ans, Raphaël Sévère remporte en novembre 2013 le prestigieux concours des Young Concerts Artists de New York qui lui décerne le 1er Prix ainsi que huit des dix Prix spéciaux. 

 

Raphaël s’est produit en soliste avec le Deutsche Sinfonieorchester à la Philharmonie de Berlin, l’Orchestra of St. Luke au Alice Tully Hall de New York, l’Orchestre de chambre de Paris au Festival de Saint-Denis, l’Orchestre national de Russie au Festival de Colmar, le London Philharmonic Orchestra, le Konzerthausorchester de Berlin, les Orchestres nationaux du Capitole de Toulouse, de Bordeaux-Aquitaine, des Pays de la Loire, de Lille, de Strasbourg, de l’Ile-de-France.  En récital, il est présent au Théâtre des Champs Elysées, au Kennedy Center de Washington et au Merkin Concert Hall de New York, au Gardner Museum de Boston et de Vancouver, à l’Auditorium du Louvre, U KKL de Lucerne, au Rheingau Musik Festival, au Mecklenburg-Vorpommern Festspiele, à la Fondazione La Società dei Concerti di Milano, au French May de Hong-Kong, au Festival de la Grange de Meslay, à la Salle Molière à Lyon, au Grand Théâtre d’Aix en Provence,                au Festival de Radio France Montpellier, aux Folles Journées de Nantes, de Varsovie, de Tokyo. 

En musique de chambre, il a pour partenaires les Quatuors Ebène, Modigliani, Prazák, Van Kuijk, les trios Wanderer, les Esprits et Messiaen, également Martha Argerich, Boris Berezovsky, Adam Laloum, Jean-Frédéric Neuburger, Gidon Kremer, David Grimal, Gérard Caussé, Antoine Tamestit, Gary Hoffman, Xavier Philips, Victor Julien-Laferrière, François Salque…

Attiré depuis toujours par la création et lui-même compositeur, il crée en 2016 sa première pièce Obscurs pour clarinette et guitare à la salle Cortot avec Antoine Morinière, éditée par L’empreinte mélodique. En 2019, il compose Sept Miniatures pour piano seul et Entre chien et Loup pour guitare seule. En 2020, il créera son premier concerto pour clarinette et orchestre, commande de l’Orchestre de Bretagne.

Ses disques ont été distingués entre autres par Diapason (Diapason d’Or), Classica (Choc), Télérama (évènement FFFF). Complice de toujours avec le Trio Messiaen, ils font paraitre en 2018 un album consacré au Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen ainsi qu’aux Court Studies from the Tempest de Thomas Adès (Mirare).

 

Bernard Cavanna

C’est sur les conseils d’Henri Dutilleux puis avec l’aide de Paul Méfano et de Georges Aperghis que Bernard Cavanna se lance dans la composition ; mais son influence principale demeure la musique et la pensée du compositeur roumain Aurèle Stroë, dont il réalisera en 2000 avec Laurence Pietrzak un portrait filmé en forme d’hommage. Il invoque également, sur le ton de la boutade, les figures tutélaires de Bernd Alois Zimmermann (« l’érudition comme collage inquiet ») et de Nino Rota (« le Weill latinisé », Pascal Huyn). Singulièrement libre à l’égard des dogmes, son œuvre témoigne d’une inventivité tout intuitive et d’un savoureux éclectisme qui mêle veine populaire et legs romantique. À son répertoire, qui couvre tous les genres, figurent notamment quatre concertos composés pour trois de ses instruments de prédilection : le Concerto pour violon (1998-1999), Scordatura, concerto n°2 pour violon (2018-19), le Double concerto pour violon et violoncelle (2007) et le Karl Koop Konzert (2008) pour accordéon, créés respectivement par Noëmi Schindler, Emmanuelle Bertrand et Pascal Contet. Messe un jour ordinaire, œuvre prégnante, sulfureuse et d’une rare violence, pourrait être sa pièce la plus forte tout comme sa composition, créée en 2013 par l’Ensemble Ars Nova, pour trois ténors et ensemble de 18 instruments d’après À l’agité du bocal de Louis-Ferdinand Céline. Est paru chez Aeon (janvier 2011) un CD monographique auquel est associé un DVD présentant le documentaire que lui a consacré Delphine de Blic, La Peau sur la table (Prix Sacem 2010 du meilleur documentaire musical). Depuis 2016, en résidence à l’Orchestre de Picardie, Bernard Cavanna inaugure une manière tout autre d’aborder le matériau musical par l’écriture de la pièce Geek bagatelles (2016) d’après huit fragments de la IXe symphonie de Beethoven et du second concerto pour violon, Scordatura qui demande à la soliste de jouer alternativement de quatre instruments dans des scordature bien iconoclastes. Bernard Cavanna fut titulaire de la Bourse annuelle de la création (1984), pensionnaire à la Villa Médicis (1985/1986), Prix SACEM de la meilleure création contemporaine (1998), Prix de la Tribune Internationale de l’Unesco en 1999, Victoire de la musique (2000), Grand Prix de la musique de la SACD (2007), le Prix International Arthur Honegger (2013) et le Grand Prix SACEM (2014).