La Scala
13 Boulevard de Strasbourg
75010 Paris
  • Musique

Aux Armes, Contemporains ! #2 : On The Other Side

Quatuor Face à Face
Aux Armes Contemporains !
  • [Musique contemporaine]
  • [piano]

Dates

vendredi 9 octobre

Quatre femmes, quatre muses, quatre interprètes pour créer quatre compositeurs d’esthétiques et d’univers différents. De l’énergie joyeuse du célèbre West Side Story de Leonoard Bernstein à la nouvelle œuvre d’Alexandro Markeas, le quatuor Face à Face convoque les rites, les rythmes, les incantations et les danses. Ces quatre musiciennes puisent l’énergie aux racines du son, convoquent les mythes pour un programme fait d’éclat et de célébrations joyeuses.

Programme

Philippe Leroux : m’M’ avec électronique
Michaël Jarrell : Rhizome
Alexandro Markeas : œuvre nouvelle. Création mondiale, commande de La Scala Paris
Leonard Bernstein : Danses symphoniques de West Side Story

Distribution

Quatuor Face à Face

Mara Dobresco – Piano
Géraldine Dutroncy – Piano
Hélène Colombotti – Percussion
Elisa Humanes – Percussion

Production

La Scala Paris  Quatuor Face à Face

Biographies

Quatuor Face à Face

Le Quatuor Face à Face est composé de quatre jeunes musiciennes aux personnalités artistiques tout à la fois fortes et sensibles. Toutes quatre, issues du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris avec de nombreux premiers prix, sont liées par une véritable passion pour le répertoire moderne et contemporain. Leur complicité musicale et humaine transparaît de manière évidente, tant dans leur jeu que dans leur choix de répertoire.

Les concerts du Quatuor Face à Face se distinguent par une forte identité et une aura scénique spectaculaire. Le Quatuor se produit sur les plus grandes scènes nationales et européennes : festivals d’Aix-en–Provence, de Perros-Guirec, Percumania à Paris, Manca à Nice, Piano Campus, Festival de la Société de musique contemporaine à Lausanne et Festival Alterego à Vevey (Suisse), Festival international de Riba Roja en Espagne, Festival Jeunes Solistes au Théâtre Mogador à Paris (concert soutenu par le Mécénat Société Générale) ainsi qu’à l’Auditorium national de Madrid.

Très impliqué dans la création de répertoire pour leur formation, le Quatuor Face à Face collabore régulièrement avec des compositeurs pour réaliser des projets multidisciplinaires et pédagogiques parmi lesquels l’opéra pour enfants L’Enfant et la Nuit de Franck Villard (commande de l’Académie de Villecroze) et l’opéra de chambre Un Retour d’Oscar Strasnoy, commande du Festival d’Aix-en-Provence et de l’Ensemble Musicatreize. Le Quatuor Face à Face est par ailleurs invité à se produire sur les ondes de France Musique, de la Radio nationale espagnole et, à la télévision sur Arte.

 

Philippe Leroux

Philippe Leroux est né en 1959 à Boulogne sur Seine (France). En 1978, il entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans les classes d’Ivo Malec, Claude Ballif, Pierre Schäeffer et Guy Reibel où il obtient trois premiers prix.
Durant cette période, il étudie également avec Olivier Messiaen, Franco Donatoni, Betsy Jolas, Jean-Claude Eloy et Iannis Xénakis. En 1993, il est nommé pensionnaire à la Villa Médicis (prix de Rome) où il séjourne jusqu’en octobre 1995.

La musique de Philippe Leroux, toujours très vivante et souvent pleine de surprises, est marquée par un usage original de gestes sonores frappants qui s’organisent en un riche réseau relationnel. Il est l’auteur de plus de quatre-vingts œuvres symphoniques, vocales, avec dispositifs électroniques, musique de chambre et acousmatiques. Celles-ci lui ont été commandées par le ministère français de la culture, l’Orchestre philharmonique de Radio-France, la Südwestfunk de Baden Baden, l’Orchestre national de Lorraine, l’Orchestre philharmonique de Nice, l’IRCAM, Le Conseil des arts du Canada, l’Ensemble Intercontemporain, l’Ensemble Moderne de Montréal, Les Percussions de Strasbourg, l’INA-GRM, l’Ensemble Avanta, l’Ensemble Court-Circuit, l’Ensemble 2e2m, le Nouvel Ensemble Moderne de Montréal, l’Ensemble Ictus, les Solistes XXI, le Festival Musica, l’ensemble BIT 20, la fondation Koussevitsky, l’Ensemble San Francisco Contemporary Music Players, l’ensemble Athelas, le CIRM, INTEGRA, Le Festival Berlioz, ainsi que par d’autres institutions françaises et étrangères.

Ses œuvres sont jouées et diffusées dans de nombreux pays: Festival de Donaueschingen, Festival Présences de Radio-France, Festival Agora, Biennale de Venise, Festival de Bath, Festival Musica, Journées de l’ISCM de Stokholm, Festival MNM de Montréal, Festival Musiques en Scènes de Lyon, Festival Manca, Festival de Bergen, Festival Ultima d’Oslo, Tage für Neue Musik de Zürich, BBC Symphony Orchestra, Orchestre de la Tonhalle de Zürich, BBC Scottish Symphony Orchestra, Philharmonia Orchestra, Philharmonie Tchèque, Orchestre Philharmonique de Lorraine, Orchestre Symphonique de Québec, Klangforum Wien…

Il a reçu de nombreux prix : prix Hervé Dugardin, prix de « la meilleure création musicale contemporaine de l’année 1996 » pour son œuvre (d’)ALLER, prix SACEM des compositeurs , prix André Caplet et Nadia et Lili Boulanger, prix de composition 2015 de la Fondation Simone et Cino del Duca de l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France, prix Paul et Mica Salabert pour son œuvre Apocalypsis, et le prix Arthur Honegger de la Fondation de France pour l’ensemble de son œuvre. En 2015, il est nommé membre de la Société Royale du Canada, l’Académie des beaux-arts de l’Institut de France lui attribue le Prix de composition musicale de la Fondation Simone et Cino Del Duca, et son disque Quid sit Musicus reçoit le Grand Prix du Disque 2015 décerné par l’Académie Charles-Cros.

Il a publié plusieurs articles sur la musique contemporaine et donné des conférences et cours de composition dans des lieux tels que l’Université de Berkeley Californie, Harvard, le Conservatoire Tchaïkovsky de Moscou, la Grieg Academie de Bergen, l’Université Columbia à New-York, le Conservatoire Royal de Copenhague, l’Université catholique de Santiago du Chili, la Fondation Royaumont, l’IRCAM, le Conservatoire américain de Fontainebleau, les Conservatoires nationaux supérieurs de musique de Paris et de Lyon, le domaine Forget au Québec, Georgia Institute of Technology à Atlanta…
De 2001 à 2006 il a enseigné la composition à l’IRCAM dans le cadre du cursus d’informatique musicale et en 2005/2006 à l’université McGill de Montréal (Canada) dans le cadre de la Fondation Langlois. De 2007 à 2009, il a été en résidence à l’Arsenal de Metz et à l’Orchestre National de Lorraine, puis de 2009 à 2011, professeur invité à l’Université de Montréal (UdeM). Depuis septembre 2011 il est professeur agrégé de composition à la Schulich School of Music à l’université McGill, où il dirige également le Digital Composition Studio. Il est actuellement en résidence à l’ensemble MEITAR à Tel-Aviv. Sa discographie comporte une trentaine de Cds dont cinq monographies.

 

Michaël Jarrel

Michael Jarrell étudie d’abord les arts visuels, parrallèlement à la musique. Ayant décidé de se consacrer à la composition, il entre dans la classe d’Eric Gaudibert au Conservatoire de Genève et suit divers stages de composition (notamment Tanglewood en 1979). Il se forme ensuite à la Staatliche Hochschule für Musik de Freiburg im Brisgau auprès de Klaus Huber. Entre 1986 et 1988, il séjourne à la Cité des Arts à Paris et participe au stage d’informatique musicale de l’Ircam. Il est ensuite pensionnaire à la Villa Médicis à Rome en 1988-1989, puis membre de l’Institut Suisse de Rome en 1989-1990. D’octobre 1991 à juin 1993, il est compositeur résident à l’Orchestre de Lyon, puis en 1996 au Festival de Lucerne. Le Festival Musica Nova Helsinki lui est dédié en mars 2000. En 2001, le Festival de Salzbourg lui passe commande d’un concerto pour piano et orchestre intitulé Abschied. Après avoir enseigné à la Hochschule für Musik de Vienne, il est nommé professeur de composition en 2004 à la Haute école de musique de Genève.

L’œuvre de Jarrell est marquée par l’art de Giacometti et Varèse qui retravaillaient sans cesse la même idée. Le compositeur utilise des motifs récurrents qui se développent comme autant de ramifications à travers ses œuvres, comme le suggère certains titres, exemplairement Rhizomes (1993). Le lien de l’écriture avec la pensée visuelle demeure : ses Assonances sont présentées comme un cahier d’esquisses, dont la première pour clarinette solo date de 1983 et dont le cycle continue jusqu’à aujourd’hui avec Assonance IVb pour cor (2009), Staub – Assonance IIIb pour sept musiciens et vidéo (2009). Congruences (1989), sa première grande pièce avec électronique, s’inspire des notions géométriques de plan, de perspective, d’anamorphose et de figure, projetées dans une forme temporelle. Quoique s’inscrivant dans la descendance du sérialisme pour ce qui concerne l’élaboration discrète du matériau, l’esprit de développement et la construction formelle multi-dimensionnelle, la musique de Michael Jarrell se caractérise par une certaine transparence de texture, une pensée originale des notions de figuration et de polarité harmonique, à l’intérieur d’une conception formelle d’essence discursive et dramatique.

Deux œuvres dramatiques importantes marquent d’ailleurs sa carrière : l’opéra Cassandre (1994) intègre l’univers électronique au monde de l’orchestre traditionnel et Galilei, d’après La Vie de Galilée de Brecht, commande du Grand Théâtre de Genève, créé en janvier 2006. Une nouvelle œuvre de théâtre musical, Le Père, sur une nouvelle de Heiner Müller, voit le jour en juin 2010 au Festival de Schwetzingen (Allemagne).

L’œuvre de Michael Jarrell est couronnée de nombreux prix ; le prix Acanthes en 1983, Marescotti en 1986, le Beethovenpreis de la Ville de Bonn pour Trei II en 1986, le prix Gaudeamus et Henriette Renié pour Instantanés en 1988, le Siemens-Förderungspreis en 1990, le Prix Musique de la Ville de Vienne en 2010. Michael Jarrell est nommé Chevalier des Arts et des Lettres en 2001.

(© Ircam-Centre Pompidou, 2018)


Alexandro Markeas

Alexandros Markéas est compositeur et pianiste. Il a étudié au Conservatoire national de Grèce et au Conservatoire national supérieur de musique de Paris – il y enseigne actuellement l’improvisation. Il s’intéresse aux langages des musiques traditionnelles et privilégie les rencontres avec des musiciens improvisateurs de cultures différentes. Il s’inspire également de différents domaines d’expression artistique, tels que sont l’architecture, le théâtre, et les arts plastiques (installations, événements, vidéo, web pour chercher des alternatives au concert traditionnel et créer des situations d’écoute musicale particulières. Ses pièces sont marquées par un esprit théâtral et par l’utilisation de techniques multimédia.