La Scala
13 Boulevard de Strasbourg
75010 Paris
  • Musique

Aux Armes, Contemporains ! #1 : Métamorphoses nocturnes

Quatuor Hanson
Aux Armes Contemporains !
  • [Musique contemporaine]
  • [Piano]

Dates

vendredi 9 octobre

Métamorphoses nocturnes est le titre du premier quatuor de Ligeti. Tout se transforme, dans le silence, dans le mystère de la nuit. Avec ce programme inédit pour Aux Armes, Contemporains !, le Quatuor Hanson multiplie les incursions, les variations et les métamorphoses au sein de l’histoire du quatuor à cordes. De Haydn aux créations de trois jeunes compositeurs récompensés par la Sacem en 2019, en passant par Schubert et Mozart ; tout se lie, s’imbrique, se confronte pour offrir une grande variation sur le thème de la nuit.

Programme

Joseph Haydn : Quatuor à cordes en fa mineur, op. 20 no 5, final
Benjamin Garzia (Prix Sacem 2019) : Œuvre nouvelle. Création mondiale, commande de La Scala Paris
Joseph Haydn : Quatuor en sol majeur op. 33 n° 5, final
Wolfgang Amadeus Mozart : Quatuor à cordes n° 15 en ré mineur K. 421, final
Pierre Chépélov (Prix Sacem 2019) : Œuvre nouvelle. Création mondiale, commande de La Scala Paris
Franz Schubert : Le Quatuor à cordes en ré mineur D. 810 dit « La Jeune Fille et la mort », final
Dahae Boo ! (Prix Sacem 2019) : Œuvre nouvelle. Création mondiale, commande de La Scala Paris
György Ligeti : Quatuor n° 1 « Métamorphoses nocturnes »

Distribution

Quatuor Hanson
Anton Hanson, Jules Dussap
– Violons
Gabrielle Lafait
– Alto
Simon Dechambre
 – Violoncelle

Production

La Scala Paris

Avec le soutien de

Partenariat

logo France musique

Briographies

Quatuor Hanson

Fondé en 2013, le Quatuor Hanson se forme sous l’impulsion de Hatto Beyerle (European Chamber Music Academy), du Quatuor Ebène et de Jean Sulem au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Guidés par leurs conseils, ils font des quatuors de Haydn leur point d’ancrage esthétique et musical. L’étude des œuvres classiques leur permet de mettre en lumière l’aspect rhétorique, souvent fantasque et toujours poétique de la musique de Haydn. Parallèlement, ils abordent les œuvres de compositeurs de notre époque comme Toshio Hosokawa, Wolfgang Rihm, ou encore Mathias Pintscher dont ils interprètent la première française de Figura IV au Festival de l’IRCAM. S’approprier la musique de leur temps est pour eux le lieu d’une réflexion sur le rôle de l’interprète et sa place dans la modernité. A travers ses liens intertextuels et ses rencontres anachroniques, cette vision d’ensemble du répertoire est devenue pour le quatuor la force motrice d’une réflexion essentielle au musicien d’aujourd’hui.

Soutenus par la Fondation Banque Populaire, ainsi que par la Fondation Singer-Polignac où ils sont en résidence à Paris, les quatre musiciens sont lauréats de nombreux concours internationaux : 2° prix à Genève en 2016, ainsi que 2° prix au concours Joseph Haydn à Vienne où ils sont récompensés de plusieurs prix spéciaux (Prix Haydn, Prix du public et Prix de la pièce XX° siècle) et 3° prix et prix du public au concours de Lyon en 2015. Ils sont invités par de prestigieux festivals tels que le Printemps Musical des Alizés, le Festival de Deauville, la Roque d’Anthéron, ou le Festival d’Aix en Provence. Leurs concerts au Wigmore Hall à Londres, à l’Auditorium de la Maison de la Radio à Paris, au Victoria Hall de Genève, à l’ORF Kulturhaus à Vienne leur permettent de s’illustrer en Europe et à l’international (Chine, Maroc, Norvège, …). Au cours de la saison 2016-2017, ils interprètent le 7° Quatuor de Beethoven lors d’une série de concerts à la salle Cortot dans le cadre du Centre de Musique de Chambre de Paris et participent à un cycle de trois volets radiophoniques dans l’émission de France Musique Plaisirs du Quatuor avec comme fil conducteur l’esthétique classique de Haydn et Mozart.

Dans l’idée de s’enrichir des influences extérieures, les quatre musiciens travaillent avec des personnalités marquantes comme Mathieu Herzog, Miguel Da Silva, Peter Cropper ou encore Johannes Meissl et partagent régulièrement la scène avec des musiciens comme Edgar Moreau, Adam Laloum, Michel Lethiec, Paul Meyer, Bruno Philippe, Vadim Kholodenko, Amaury Viduvier, ou encore Guillaume Bellom. La curiosité réciproque qui résulte de ces différents échanges est un terrain d’exploration et de découverte pour le quatuor. Grâce à ces rencontres et à la recherche de l’essence de chaque œuvre, le Quatuor Hanson aspire à offrir une expérience de concert au-delà de la performance, laissant l’auditeur libre car c’est peut-être vers la liberté que convergent toutes les musiques.

 

Benjamin Garzia

Benjamin Garzia débute sa carrière de chef en 2011, après son cursus de cor au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris ; cursus pendant lequel il a l’occasion de jouer avec quelques-uns des plus grands orchestres français (Orchestres Nationaux de l’Opéra de Paris et du Capitole de Toulouse, Orchestre philharmonique de Radio-France…). Nommé en 2013 directeur artistique de l’Orchestre de Saint-Louis, poste qu’il occupera jusqu’en 2017, il s’épanouit tant dans la direction que dans la composition ou la transcription. Via le Laetonium Horn Quartet, dont il est un des membres fondateurs, ses transcriptions font rapidement l’unanimité et sont enregistrées à la Philharmonie de Berlin par des membres du Berliner Philharmoniker (album Four corners).

Régulièrement invité à diriger des orchestres français ou étrangers (Orchestre national de l’Opéra de Lorraine, Sinfonieorchester Basel, Orchestre de la Région Centre – Tours) il collabore depuis ses débuts avec le maestro François-Xavier Roth, qu’il assiste dans de grandes productions à la SWR Baden-Baden und Freiburg au Konzerthaus de Freiburg ou encore avec l’Orchestre Les Siècles, dont il est référent sur l’œuvre de Gustav Mahler. Avec cette dernière phalange, il participe début 2018 à deux enregistrements, à la Philharmonie de Paris et à la cité de la Musique, consacrés à la Première Symphonie de Mahler et à Harold en Italie (Hector Berlioz) avec Tabea Zimmermann.

En octobre 2016, Benjamin Garzia enregistre les Fanfares liturgiques d’Henri Tomasi avec la soprano Vannina Santoni et le GECA Brass. Son interprétation lui vaut d’être nommé au comité d’honneur de l’Association Henri Tomasi.

En novembre 2016, paraît aux éditions de l’Ile bleue L’Instrument dont jouait l’Univers, biographie romancée qu’il écrit sur Gustav Mahler. L’ouvrage est sélectionné par la Fondation Singer Polignac pour concourir à son Prix des Muses. Benjamin Garzia est depuis régulièrement demandé pour donner des conférences sur le compositeur dont il s’impose progressivement comme l’un des spécialistes français.

Appartenant à une génération de musiciens militant pour la démocratisation de l’art et sa transmission, Benjamin Garzia cultive une polyvalence affirmée afin de diffuser la musique à tous et de l’ancrer dans le paysage sociétal du XXIème siècle. C’est dans cet esprit qu’il fonde en 2018 la Mahlerian Camerata, ensemble aussi original qu’engagé. Destinée à ouvrir les bras aux nouvelles technologies, afin de repenser l’écoute de la musique savante jusqu’au concept même du concert, ainsi qu’à réaffirmer l’importance de la culture dans les causes humanistes, la Mahlerian Camerata a fait ses débuts en ouverture du off des Chorégies d’Orange, le 4 juillet dernier. Elle est présidée par Natalie Dessay.

Sa musique tire sa substance de sa passion pour la philosophie et la littérature. Elle est au-delà de sa simple matière sonore, une réflexion sur l’existence, son sens, et les sens qui peuvent lui être donnés par chacun. Ses compositions sont jouées dans plusieurs pays (France, Suisse, Espagne, Costa-Rica), interprétées par de prestigieux ensembles. Ainsi seront créées en 2011, eGo dilEmma, (pour trombone solo et orchestre à cordes), à la cathédrale de Bâle (Suisse) par le Sinfonieorchester Basel sous la direction de Denis Russel Davies. Exostens, pour cor, soprano et orchestre, au CNSMD de Paris par lOorchestre du conservatoire. En 2012, naîtront Lycan, nocturne pour orchestre, à la Cité de la Musique de Strasbourg, par des musiciens de la SWR Baden-Baden und Freiburg et de l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, sous la baguette de Vahan Mardirossian. Depuis, ont vu le jour Om Egapée, pour quatuor à cordes, Transfigura, pour orchestre symphonique, in O carna, pour ensemble de cuivres, Acrium Ibera, pour trompette solo et ensemble orchestral, Obvigammat pour 4 cors et orchestre à vents et Tesseract pour Flûte, alto, violoncelle et piano et Quark, pour quintet à cordes, quintet à vents et piano. Ses pièces sont parues aux Editions musicales Artchipel.

 

Pierre Chépélov

C’est sans jamais trop s’éloigner de la voix, soliste ou chorale, que Pierre Chépélov conçoit son travail de compositeur : car la musique procède de la voix et de la parole, que ce soit dans son son, ou dans son sens. Son catalogue compte de nombreux opus, dont plusieurs commandes publiques et privées, et a reçu diverses distinctions : en 2012, son Bestiaire Fantasque a été distingué par un European Choral Award de ECA – Europa Cantat, tandis que O Lord, thou hast persuaded me pour chœur mixte a cappella se voit décerner le Prix pour une œuvre de création lors du Florilège vocal de Tours en 2013. En 2019 la SACEM lui décerne le prix Francis et Mica Salabert.

Plusieurs de ses projets de création sont centrés sur une action pédagogique : ainsi en 2017 ont été créés Malek et Zarafa, conte musical (avec Marie-Laure Garnier, l’Orchestre de chambre de Paris et deux collèges de Paris 19e, dir. Yohann Recoules) ainsi que les cantates Je reviens de l’enfer (2017-18) et F. Devaux (2019) (avec l’ensemble orchestral Les Tempéraments et des collégiens de Stains, dir. Yohann Recoules) ; ces deux dernières pièces, centrées sur la thématique de la déportation pendant la Seconde Guerre mondiale, s’inscrivant dans une démarche historique et mémorielle qui lui est chère. Certaines créations rejoignent l’univers de la musique ancienne, ainsi O tu qui perpetua mundum ratione gubernas, commande de l’ensemble médiéviste Discantus (dir. Brigitte Lesne) pour un programme de polyphonies XIe s. (2011 – CD Æon 2014), et la cantate Actus Tragicus conçue en miroir à celle de Bach et reprenant le même instrumentarium (2017, Ensemble Apostroph’ dir. France de La Hamelinaye).

Titulaire de cinq Prix du Conservatoire national supérieur de musique de Paris (en écriture, orchestration et analyse), Pierre Chépélov a aussi étudié la basse continue et plus généralement les musiques anciennes. Il est également organiste, chef de chœur et il enseigne l’écriture ainsi que la formation musicale au Conservatoire du 13e arrondissement de Paris et le Solfège ancien au CRR de Paris ; il est l’auteur, avec Benoît Menut, de deux collections d’ouvrages pédagogiques parus aux éditions Henry Lemoine (13 volumes) : La Dictée en musique ainsi que L’Ouverture à la musique, qui a reçu le Prix de l’znseignement musical 2015 de la CEMF. En 2018, Pierre Chépélov est compositeur en résidence du Festival Autour du Ventoux, pendant lequel sont créées plusieurs pièces de musique instrumentale. Il débute cette année une collaboration avec les éditions Artchipel.

 

Dahae Boo

Dahae Boo, née en Corée du Sud, a étudié la composition à l’Université nationale de Séoul dans la classe d’Uzong Choe. En 2010, elle est allée au Japon où elle a audité des cours à l’Université des arts de Tokyo (Geidai) et à l’Université de musique de Kunitachi dans la classe de Masakazu Natsuda. En 2012, elle est venue en France pour poursuivre ses études. Elle a étudié avec Allain Gaussin ainsi que Jean-Luc Hervé et Yan Maresz au CRR de Boulogne-Billancourt.
En 2013, elle est admise au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où elle étudie la composition avec Fréderic Durieux. Elle a participé au Cursus I, Formation pratique en composition et en musique informatique à l’IRCAM en 2016-2017. Elle a également participé à plusieurs académies comme Chigiana, Voix nouvelle à l’abbaye de Royaumont, Soundwonder. Sa musique a été interprétée par l’Ensemble intercontemporain, l’Ensemble Divertimento, le Quatuor Béla, le Quartetto Prometeo et d’autres.