La Piccola Scala
13 Boulevard de Strasbourg 75010 Paris
  • Musique

Au fil du Rhin

De Beethoven à Bizet
  • [AuxArmesMusiciens]
  • [Émergence]
  • [Piano]

Construit autour de deux parutions de disque en cette année perturbée par l’épidémie, ce programme trace un horizon imaginaire entre les premières œuvres de Beethoven, trio en do mineur écrit à l’âge de 18 ans mais déjà si « beethovénien » et Les Chants du Rhin de Georges Bizet, héritage d’une certaine mythologie du Rhin comme symbole romantique issu de la littérature germanique. Bizet, connu pour son écriture vocale inoubliable, n’en était pas moins un pianiste compositeur extraordinaire capable de mille inventions mais aussi un maître de la transcription. Son amour de l’Orient transparaît également dans son œuvre ainsi que cette Venise, première mouture de la célèbre « Romance de Nadir ».

Programme

Ludwig van Beethoven Trio n°3 op.1
Georges Bizet / Nathanaël Gouin : Venise
Georges Bizet : Les Chants du Rhin I à VI
Camille Saint-Saëns / Georges Bizet : Concerto pour piano no 2 en sol mineur (op.22) : III. Presto (transcription pour piano seul Bizet)

Distribution

Nathanaël Gouin – Piano 
Guillaume  Chilemme – Violon
Yan Levionnois – Violoncelle

Production

La Scala Paris

Avec le soutien de

Partenariat

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Biographies

Nathanaël Gouin

Paru chez Mirare en septembre 2017, le premier disque récital de Nathanaël Gouin, Liszt Macabre, n’a pas manqué de susciter des réactions enthousiastes des critiques. Pour Diapason, « Liszt Macabre se signale autant par la pertinence du programme que la perfection de la réalisation » alors que, selon Classica (qui lui décerne un Choc), « loin d’effrayer Nathanael Gouin, ce funèbre registre lui permet d’exprimer tout son talent, lumineux ! ». Incontestablement, Nathanaël Gouin figure comme l’une des voix les plus originales ayant émergé sur la scène musicale de ces dernières années. Lors de sa résidence à la Chapelle Musicale Reine Elizabeth de Belgique, il reçoit le soutien Maria João Pires, qui le présente au public dans le cadre du projet Partitura, concept réunissant différentes générations de musiciens dans le partage de la scène, donnant lieu à d’importantes tournées en Europe et au Japon. Nathanaël Gouin est devenu un soliste et musicien chambriste recherché, se produisant en Europe, en Asie, ou encore aux États-Unis. Il est invité dans des salles prestigieuses telles que la grande Salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris et la Cité de la musique à Paris, La Seine Musicale à Boulogne-Billancourt, la Salle Rameau à Lyon, Bozar et la Salle Flagey à Bruxelles, sans oublier des festivals tels que ceux de La Roque d’Anthéron, de Radio France et Montpellier, ou encore Les Flâneries musicales de Reims, Piano aux Jacobins à Toulouse, Les Folles Journées de Nantes Tokyo Varsovie ou Ekaterinbourg, la Salle Bourgie à Montréal et la nouvelle Scala de Paris. Dans le domaine du concerto, Nathanaël Gouin cultive un répertoire large et curieux, ce qui lui vaut des collaborations stimulantes avec de nombreuses formations : le Philharmonique de Liège, l’ensemble Les Siècles, Le New Japan Philharmonic, l’Orchestre National d’Île-de-France, le Brussels Philharmonic, le Sinfonia Varsovia, ou encore le Chœur de Radio France. C’est en 2016 que paraît l’enregistrement du Concerto pour piano et orchestre d’Edouard Lalo avec le Philharmonique de Liège placé sous la direction de Jean-Jacques Kantorow (Label Outhere), disque qui reçoit les meilleures critiques. Déjà, le magazine Classica le classe parmi les pianistes à suivre de la jeune génération. La musique de chambre est évidemment très présente dans sa vie artistique et il a le bonheur de côtoyer de grands interprètes tels que Augustin Dumay, Jean-Claude Pennetier, Michel Dalberto, José Van Dam ou Jerome Pernoo.Il a par ailleurs fondé un duo piano-violon avec Guillaume Chilemme, dont les enregistrements Ravel Canal, et Schubert ont été remarqués.  Nathanaël Gouin commence l’étude du piano et du violon à l’âge de 3 ans. Formé au Conservatoire de Toulouse et de Paris, à la Juilliard School de New York, mais également aux Hochschulen für Musik de Fribourg-en-Brisgau et de Munich ainsi qu’à l’Académie Musicale de Villecroze, sans oublier la Chapelle Reine Elisabeth. Il a également reçu les conseils de grands musiciens tels que Jean-Claude Pennetier, Michel Beroff, Louis Lortie, Avedis Kouyoumdian, Denis  Pascal, Rena Shereshevskaya ou encore Dimitri Bashkirov. Lauréat de nombreux concours internationaux, tel que le Concours Johannes Brahms à Pörtschach en Autriche (Premier Prix), le Concours de duos de Suède (Premier Prix), ou encore le Concours de Musique de chambre de Lyon, il est de plus lauréat de la Fondation d’entreprise Banque Populaire et de la Fondation Meyer, et résident à la Fondation Singer Polignac au sein du Quatuor Brahma.

Yan Levionnois

Premier Prix des concours internationaux “André Navarra” et “In Memoriam Rostropovitch”, Yan Levionnois est également lauréat du premier concours Reine Elisabeth consacré au violoncelle et du dernier concours Rostropovitch, où il a notamment obtenu le prix de la “personnalité la plus remarquable”, et a été nommé aux Victoires de la Musique 2011. Il est d’autre part lauréat des fondations d’entreprise Banque Populaire et Safran, révélation classique de l’Adami 2013, et depuis 2016 artiste associé de la Fondation Singer-Polignac à Paris. Il s’est produit en soliste avec notamment le London Philharmonic Orchestra, l’Orchestre National de France, le Sinfonia Varsovia et l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, sous la direction de Daniele Gatti, Dimitry Sitkovetsky, Jean-Jacques Kantorow ou encore Heinrich Schiff, et compte parmi ses partenaires de musique de chambre des personnalités telles que David Grimal, Antoine Tamestit, Renaud et Gautier Capuçon, Nicholas Angelich, David Guerrier, Emmanuel Pahud et le quatuor Ébène. Musicien éclectique, il joue régulièrement avec l’accordéoniste de jazz Richard Galliano, et participe en tant que chef de pupitre à l’ensemble sans chef “Les Dissonances”, abordant avec eux le grand répertoire orchestral, des symphonies de Beethoven aux œuvres de Ravel ou Debussy. Sa discographie a été unanimement saluée par la presse et le public depuis son premier cd, “Cello Solo”, sorti en 2013 chez Fondamenta. Notons également, entre autres, un disque de sonates avec le pianiste Guillaume Bellom et “Pierrots Lunaires”, un disque de duos avec la violoniste Mélanie Clapiès, tous deux parus chez le même label, ainsi qu’un enregistrement live à Lugano du Trio Élégiaque n⁰2 de Rachmaninov, paru chez EMI dans le coffret “Martha Argerich & Friends 2011”. Attaché à la création contemporaine et aux rencontres avec les compositeurs, il a travaillé avec Jonathan Harvey, Bruno Mantovani ou encore Éric Tanguy. Il a, de plus, commandé une pièce à Kryštof Mařatka pour le disque “Cello Solo”, et a créé le Concerto pour violoncelle et orchestre d’harmonie de Richard Dubugnon, une collaboration qui a fait l’objet du film “Ce qu’il faut de silences”, réalisé par Thierry Augé. Passionné par la poésie d’Arthur Rimbaud, il a conçu “Illuminations”, un spectacle mêlant les poèmes du recueil éponyme aux Suites pour violoncelle seul de Benjamin Britten, et dans lequel il assure également le rôle de récitant.  Yan Levionnois a débuté le violoncelle avec son père, puis a étudié notamment à Paris avec Marc Coppey et Philippe Muller, à Oslo avec Truls Mørk, et à New York avec Timothy Eddy, où il a également suivi des cours de philosophie à la Columbia University. Il a eu la chance de participer à la création de son violoncelle, réalisé par Patrick Robin, et joue un archet fait pour lui par Yannick Le Canu.

Guillaume Chilemme

Premier Prix du Swedish International Duo Competition avec le pianiste Nathanaël Gouin, et 3ème Grand Prix ainsi que Prix spécial des élèves des conservatoires de Paris au concours international Marguerite Long-Jacques Thibaud, Guillaume Chilemme figure parmi les violonistes les plus reconnus de sa génération. En 2010, après avoir obtenu ses Masters de Violon et de Musique de chambre avec félicitations dans les classes de Boris Garlitsky et Pierre-Laurent Aimard au Conservatoire National Supérieur de Paris, il part se perfectionner auprès de Stéphane Picard et d’Eckart Runge (Quatuor Artemis) à Berlin, puis auprès de David Grimal à Saarbrücken. Sélectionné par Seiji Ozawa de 2008 à 2013 pour participer à l’International Music Academy Switzerland, il bénéficie de l’enseignement de Nobuko Imaï, Pamela Frank, Sadao Harada, Robert Mann et Seiji Ozawa. Passionné par le répertoire du quatuor à cordes, il fonde avec Marie Chilemme, Matthieu Handtschoewercker et Bruno Delepelaire, le Quatuor Cavatine avec lequel il remporte la même année deux prix au Concours International de Musique de Chambre de Hambourg (ICMC). En août 2013, le quatuor remporte le deuxième Grand Prix au prestigieux Concours International de Quatuor à Cordes de Banff (Canada). Guillaume Chilemme forme depuis de nombreuses années un duo avec son ami Nathanaël Gouin. Leur discographie comporte notamment un album consacré aux sonates de Ravel et de Canal (Label Maguelone) et un enregistrement consacré à la musique de Schubert (Label Evidence). Par ailleurs, ils se produisent régulièrement en trio avec Yan Levionnois. Guillaume est invité dans de nombreux festivals : Les Folles Journées de Nantes, Varsovie, Tokyo, Les Sommets Musicaux de Gstaad, Musique à L’Empéri, Les Schubertiades de Schwarzenberg, le Festival de Pâques à Aix-en-Provence, le Festival de l’Orangerie de Sceaux, le Julitafestival en Suède, le Festival des Serres d’Auteuil, La Roque d’Anthéron, le Festival des Arcs, le Festival de Pâques à Deauville… Il s’y produit aux côtés de musiciens tels que Frank Braley, Andreas Ottensamer, Renaud Capuçon, Gauthier Capuçon, Raphaël Pidoux, Michel Portal, Lise Berthaud, Paul Meyer, Emmanuel Pahud, le Quatuor Voce, Alois Posch, Christian Ivaldi, Nicholas Angelich, Pierre Fouchenneret, Claire Désert, Adam Laloum, Victor Julien-Laferrière, Xavier Gagnepain, Florent Boffard, Emmanuelle Bertrand, Khatia Buniatishvili… Depuis 2016 Guillaume Chilemme est le nouveau violon solo de l’Orchestre d’Auvergne. Il est fréquemment invité en tant que Violon solo dans divers orchestres : l’Orchestre du Capitole de Toulouse, l’Orchestre de Radio France, le Malher Chamber Orchestra, l’Orchestre Symphonique de Barcelone, l’Orchestre Gulbenkian de Lisbonne,La Camerata de Salzbourg… Il a fait partie durant du collectif d’artistes Les Dissonances de David Grimal durant de nombreuses années. Guillaume Chilemme se produit régulièrement en tant que soliste. Il est notamment invité par l’Orchestre du Capitole de Toulouse sous la baguette de Tugan Sokhiev, l’Orchestre Besançon Franche-Comté, l’ensemble Les Dissonances, l’Orchestre d’Auvergne… Depuis 2015, il prend part au « Adolph Busch Project », quatuor créé par Renaud Capuçon avec Edgar Moreau et Adrien Lamarca. Les quatre musiciens se produisent dans les plus grandes salles d’Europe (Concertgebouw d’Amsterdam, Musikverein de Vienne, Wigmore Hall de Londres… Il enseigne au sein de l’ International Menuhin Music Academy (Suisse). Guillaume Chilemme est lauréat de la fondation Safran (2015). Il joue un magnifique violon de Nicolas Lupot « Quatuor Château Pape Clément » de 1795, généreusement mis à disposition par Bernard Magrez.