La Piccola Scala
13 Boulevard de Strasbourg 75010 Paris
  • Musique
  • Théâtre

Ariane Ascaride – Bertolt Brecht

Nous vivons dans des temps bien étranges
Lecture et chansons
  • [Chanson]
  • [Lecture]
  • [Musique]
  • [Théâtre]

Dates

vendredi 3 décembre La Piccola Scala

« L’homme perd peu à peu le regard sur son semblable, il peut le laisser dormir sur un trottoir, l’enjamber presque et continuer sa route à pas pressés, comme s’il avait peur d’être contaminé par cette misère. Des gens se noient dans la mer sans que la honte étouffe beaucoup d’entre nous, qui se dédouanent en affirmant qu’ils ne peuvent rien y faire.
J’ai relu beaucoup de poésies de Bertolt Brecht qui, encore aujourd’hui, est souvent présenté comme un auteur politique. Il en est un, c’est certain, mais il y a aussi en lui toute une bienveillance qu’on connaît beaucoup moins.
Or il se trouve que cet auteur a compté dans certains moments de ma vie et j’avais envie aujourd’hui en cette période de chamboulement psychique à mon sens, de faire à nouveau entendre ses mots qui parfois ont apaisé mes tourments.
C’est une première esquisse que je propose en cette soirée, pour écouter la résonance de ces chants, de ces poésies, de ces textes. Je ne suis pas un algorithme, je suis un être humain, une femme et j’ai besoin de votre regard, de votre écoute, de votre ressenti pour continuer mon travail.
C’est un exercice que je développe avec David Venitucci avec qui j’ai fait Paris retrouvée et avec le regard de Patrick Bonnel, mon camarade du Conservatoire et de toujours. »
Ariane Ascaride

Distribution

Ariane Ascaride – Lecture et chant
David Venitucci – Accordéon

Galerie photo

Production

La Scala Paris

Biographies

Ariane Ascaride

Après avoir suivi les cours d’Antoine Vitez et de Marcel Bluwal au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, Ariane Ascaride débute dans les pièces de son frère Pierre Ascaride et joue dans des petits rôles au cinéma. Son premier rôle lui est offert par René Féret dans « La Communion solennelle » (en compétition officielle au Festival de Cannes 1977). Son époux Robert Guédiguian fait appel à elle dans tous ses films, et la consécration arrive avec son interprétation dans « Marius et Jeannette » qui lui vaut la reconnaissance du public et un César de la Meilleure actrice en 1998 ainsi que le San Jordi à Barcelone. On la voit ensuite dans les films de Dominique Cabrera (« Nadia et les hippopotames »), Olivier Ducastel et Jacques Martineau (« Ma vraie vie à Rouen », « Drôle de Félix »), Eléonore Faucher (« Brodeuses ») ou encore Emmanuel Mouret (« Changement d’adresse », « L’Art d’aimer ») et Mona Achache (« L’Élégance du hérisson »). En 2000, elle obtient le Prix d’interprétation au Festival de Valladolid pour son rôle dans « La Ville est tranquille » de Robert Guédiguian. Elle est aussi nominée la même année aux Awards européens. Elle sera enfin nominée trois fois aux Césars pour son interprétation dans « Marie Jo et ses deux amours», « Brodeuses » et « Les Neiges du Kilimandjaro ». En 2006, elle reçoit le prix d’interprétation féminine au Festival International du Film de Rome pour son rôle dans « Voyage en Arménie » de Robert Guédiguian. En 2014, « Les Héritiers » de Marie-Castille lui vaut la Mention Schaar et rencontre un grand succès public. Après avoir tourné dans « Le Fil d’Ariane » et « Une histoire de fou », elle a retrouvé Robert Guédiguian avec « La Villa », présenté à la Mostra de Venise en 2017 avant de connaître un grand succès public et critique. En 2018, elle a reçu, pour le film « Il Rumore del Sol » de Mirko Locatelli, le Prix de la meilleure interprétation féminine au Festival de Cape Town. En 2019, elle a reçu la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine à la Mostra de Venise pour sa prestation dans «  Gloria Mundi » de Robert Guédiguian. Le théâtre jalonne également sa carrière avec bonheur, dans les pièces de Véronique Olmi ou de Serge Valletti. Ariane Ascaride a notamment triomphé dans « La Maman Bohême » et « Médée » de Dario Fo mis en scène par Didier Bezace. Après avoir joué à guichets fermés « Touchée par les fées » (texte de Marie Desplechin, mise en scène de Thierry Thieu Niang) et « Le Silence de Molière » de GiovannI Macchia, mise en scène par Marc Paquien, Ariane Ascaride a retrouvé en 2018 Simon Abkarian pour la reprise au Théâtre du Soleil de « L’envol des cigognes » et « Le Dernier Jour du jeûne ». Toujours à guichets fermés. Avec Didier Bezace, elle interprète « Il y aura la jeunesse d’aimer » en 2019 et 2020. La télévision accueille régulièrement Ariane Ascaride : « George et Fanchette », réalisé par Jean-Daniel Verhaege ; « Les Mauvais jours » de Pascale Bailly ou encore « Enfin seule » d’Olivier Peray. En 2019, elle fait ses premiers pas dans le format « série » en jouant dans « Les Sauvages », de Rebecca Zlotowski, et « Possessions », de Thomas Vincent. En 2010, Ariane Ascaride a signé sa première réalisation – elle s’en était déjà approchée en co-écrivant avec Robert Guédiguian le scénario de « Le Voyage en Arménie » pour lequel elle a obtenu le Prix d’interprétation au Festival de Rome en 2007 – avec « Ceux qui aiment la France » dans la collection « Identités » de France 2. Elle est enfin l’autrice de deux ouvrages, « Une force et une consolation », co-écrit avec Véronique Olmi (Éditions de l’Observatoire – 2018) et « Bonjour Pa’ » (Le Seuil – 2021). On la retrouvera prochainement au cinéma dans le film « Divertimento », de Marie-Castille Mention-Schaar.

David Venitucci

David Venitucci est un artiste singulier dans la vaste famille des musiciens. Accordéonniste formé à l’instrument au conservatoire de sa ville natale de Grenoble, il s’illustre assez vite dans la chanson devenant un accompagnateur doublé d’un arrangeur recherché pour la finesse et l’élégance de son jeu. On peut l’entendre aux côtés de Renaud Garcia Fons, Patricia Petibon, David Linx, Daniel Goyone, John Greaves, Youn sun nah, Annick Cisaruk, Peter Erskine… David a remis sa très solide technique sur l’établi en se lançant dans la pratique des basses chromatiques utilisées surtout dans les musiques classiques et contemporaines et dont il tire pleinement partie dans son parcours de compositeur notamment. Il reçoit en 2003 le grand prix Gus Viseur pour son premier album « Cascade » enregistré en solo et crée en 2014 sa formation en trio, « Travelling » sortira sur le label Allemand Enja.
Son nouvel album solo « Leporello » sortira début 2022.