La Scala
13 Boulevard de Strasbourg
75010 Paris

« Fleur d’âge » Bianca Bondi – Fauteuil d’artiste #7

Fauteuils d'artistes
  • [Arts visuels]
  • [Fauteuil d'artiste]

L’idée de créer une œuvre d’art avec une chaise de cinéma comme point de départ m’a inspirée à convoquer l’un de mes réalisateurs préférés : Paolo Sorrentino. Le réalisateur italien s’est imposé à moi rapidement en ce qu’il développe un univers plastique et conceptuel que je ressens comme directement liés à des enjeux importants de ma pratique. La Scala, café-concert construit « sur les ruines d’un des plus beaux cafés concerts de La Belle Époque et d’un splendide cinéma Art déco », m’a par ailleurs fait penser à son film Youth (il se déroule dans une station balnéaire de luxe hors le temps). Ayant moi-même des origines italiennes, je suis particulièrement sensible à son style. J’aime l’idée d’un récit filmique se déroulant dans un cadre détendu et onirique, tout en demeurant un voyage profondément émotionnel, ouvrant à la réflexion. Le réalisateur nous emporte dans son récit et nous fait traverser avec ses personnages les grandes forces opposées de la vie : jeunesse et vieillissement, passé et futur, vie et mort, engagement et trahison.

 Courtesy de la galerie Mor Charpentier

Biographie

Bianca Bondi

Bianca Bondi est née en 1986 à Johannesburg en Afrique du Sud. Elle vit et travaille à Paris. Sa pratique artistique se cristallise autour d’une prise de conscience de l’impact de la mondialisation sur l’environnement 
ainsi que de ses conséquences sur les domaines du vivant et du non vivant, de l’humain et du non-humain, sans pour autant énoncer un discours moralisateur. Tel que le commissaire d’exposition Yoann Gourmel le souligne, Bianca Bondi créée des œuvres hybrides issues de la fusion de matériaux organiques et synthétiques, choisis non seulement pour leurs propriétés physiques mais aussi pour l’aura symbolique et l’énergie que diverses cultures leur associent. Façonnées par des réactions chimiques plus ou moins contrôlées, les formes générées dévoilent leurs propres processus de transformation et expriment un sentiment d’impermanence et d’instabilité. Bianca Bondi est diplômée de l’Ecole nationale supérieure d’Arts de Paris-Cergy en 2012 après avoir étudié deux ans à l’école d’art WITS de l’Université de Johannesburg, en Afrique du Sud. Son travail a été présenté lors de plusieurs expositions personnelles 
incluant notamment : le Parvis, Tarbes, France (2020), Les Limbes, Saint-Etienne, France (2018), le Hazard, Johannesburg, Afrique du Sud (2018), La Cité des Sciences, Paris (2017) et La Villa Belleville, Paris (2017). Elle a également participé à de nombreuses expositions collectives dans des institutions et manifestations internationales telles que : la 13ème Biennale de Gwangju (2022), le Casino Luxembourg (2020), le Musée Pera, Istanbul (2020), la Biennale de Busan (2020), Het HEM, Zaandam, Pays-Bas (2020), la 15ème Biennale de Lyon (2019), Bozar, Bruxelles (2019), IK Lab, Tulum, Mexique (2019), CAC La Traverse, Alfortville, France (2018), CAC Meymac, France (2018), La Panacée, Montpellier (2018), New Jörg, Vienne (2016), The Plug, Londres (2016), La Cité des Arts, Paris (2016), la Villa Emerige, Paris (2015), Kunstencentrum Belgie, Hasselt (2014), le Centre d’art contemporain Château Ujadowski, Varsovie (2014) et Treize, Paris (2013). En 2020, Bianca Bondi a été nominée pour le prix AWARE. Elle a été finaliste du Prix des Amis du Palais de Tokyo en 2019 et du Prix Meurice en 2018. Elle est actuellement en résidence à Poush Manifesto, Paris.